Ce blog est une petite aventure personnelle. Grâce à lui, j'ai soulevé un pan des arcanes d'Internet et du monde médiatique. J'ai expérimenté les mystères du référencement. Je me suis surpris à suivre avec anxiété mes statistiques de consultation. En utilisant les nouveaux moyens de communication que sont les blogs et les sites de partage d'images, j'ai l'impression de prendre part à la fascinante recomposition du paysage médiatique, révolution qui est toujours en marche. J'ai aussi ressenti de près les misères d'une profession sous payée, mal organisée et méprisée par les "grands" média.
Depuis la création de ce blog, j'ai publié 206 articles, soit 68 articles par an. Plus d'un million de pages ont été vues par près de 250 000 internautes différents. Ces lecteurs sont de toutes nationalités, les Français arrivant naturellement en tête (environ 60 %). Viennent ensuite les Anglais (10 %), ce qui me surprend assez, la Grande-Bretagne n'étant pas à proprement leader dans le domaine de la danse contemporaine ; puis les Américains et les Belges (autour de 5 %), puis les Canadiens, les Néerlandais, les Allemands et les Suisses (autour de 2-2,5 %). Actuellement, entre 1 800 et 2 400 pages sont consultées chaque jour par environ 400 à 600 lecteurs différents. Les articles les plus lus sont mes critiques de bODY_rEMIX, de Marie Chouinard, et Régi, de Boris Charmatz.
Voici quelques impressions que je retire de mon expérience.
- le monde journalistique et universitaire tient les blogueurs à l'écart. On ne se mélange pas. Au cours de ces trois années, j'ai eu de nombreux contacts avec des spectateurs, des agents de communication, des photographes, des vidéastes, des danseurs, des chorégraphes, mais pas avec un seul critique professionnel. Jusqu'ici, au fond, rien d'étonnant : comme on sait, le blogueur est un concurrent déloyal et inculte, sauf s'il est journaliste ou universitaire lui-même. Pourquoi s'abaisser à frayer avec lui ? Mieux vaut se cacher dans sa coquille en espérant des jours meilleurs. Là où les choses sont plus étranges, et pour moi incompréhensibles, c'est que les compagnies elles-mêmes entretiennent cet ostracisme : en trois ans de blog, jamais une compagnie n'a repris à son compte une seule de mes critiques (sauf la compagnie Absolutamente récemment), bien que j'en aie publié de très élogieuses ! Cela dépasse l'entendement, le mien en tout cas. La seule hypothèse que je puisse avancer, c'est que pour demander une subvention, la seule référence honorable est l'article de presse sur papier, fût-il de la dernière médiocrité.
- qu'en est-il du côté des festivals et des administrateurs de salles ? Ce n'est guère mieux. En insistant, on parvient à glaner quelques invitations, avec le sentiment qu'on gêne presque. Il faut dire que la communication des spectacles se fait au lance-pierres, à coup de stagiaires et de précaires diverses. Noémie remplace Isabelle, qui faisait l'intérim de François... Beaucoup du reste s'imaginent que les blogueurs sont là pour copier-coller leur newsletter et faire du buzz gratuit. Non, cela, je crois, n'intéresse pas nos lecteurs. Pour ma part, j'attends de véritables partenariats, qui seraient entièrement bénéfiques aux spectacles et aux artistes. Pour l'heure, seuls Micadanses, Mains d'oeuvres (festival Faits d'hiver) et La Villette (festival 100 dessus dessous) se sont prêté à ce jeu. Souhaitons que ces initiatives se multiplient !
- car la visibilité de mes articles sur les moteurs de recherche, comme ceux des blogueurs en général, est grande. Cherchez le nom d'un artiste et le titre de sa pièce sur Google, vous trouverez ma critique, si j'en ai publié une, dans les toutes premières réponses, le plus souvent avant les grands quotidiens nationaux, avant Mouvement, etc. ! La raison en est, je pense, le poids énorme des plateformes de blog comme la mienne, qui pèse près de 800 000 blogs. Contre ce poids, un quotidien aussi important que Le Monde ne peut pas lutter.
- cela dit, comment mes lecteurs accèdent-ils à mon blog ? En recherchant "Images de danse" dans Google, ou bien directement, parce qu'ils on mis mon blog parmi leurs favoris. La part des moteurs de recherche est donc à relativiser. Dans ce domaine, en dehors de recherches spécifiques sur une pièce ou un chorégraphe, la recherche la plus récurrente, quoique marginale, concerne la nudité dans la danse.
- mon travail est-il reconnu, et est-ce un travail ? Au départ, c'est une activité de dilettante. Mais très vite, le nombre de lecteurs, les contacts, les sollicitations affluent, si bien que l'on se sent investi d'une responsabilité. Je l'assume autant que je peux. En retour, la reconnaissance est très mince, comme je l'ai suggéré plus haut. Les commentaires des lecteurs, la chose la plus importante et la plus gratifiante pour moi, se comptent sur les doigts de la main. Cela me pose d'ailleurs un problème : mes critiques sont faites pour débattre, échanger des points de vue contraires ; mais comme personne n'y répond, elles prennnent un ton doctoral qui n'a rien d'intentionnel. D'une certaine manière, je me vois projeté dans la peau du journaliste sans m'y trouver le moins du monde.
- ma conviction est que mes critiques, et celles des autres blogueurs, jouent aujourd'hui un rôle essentiel, et que ce rôle ira croissant. Les quotidiens ont presque abandonné cette activité ; les magazines sur papier, s'ils en font, ne sont pas visibles sur Internet (à l'exception notable de Mouvement et d'Obscena). Quant au reste d'Internet, il ne consiste qu'en un monstrueux copier-coller du même texte de présentation de spectacle, répété à l'infini. Dans la presse même, il y a de plus en plus d'annonces de spectacles et de moins en moins de critiques de spectacles. La consommation prend le pas sur la digestion, et c'est regrettable.
- le 11 janvier 2007, j'ai créé un sondage pour savoir si mes lecteurs jugeaient que la danse contemporaine était bien relayée par les médias, et pour connaître leurs attentes dans ce domaine. A ce jour, 507 votes se sont exprimés.
Sociologiquement, cet échantillon de mon lectorat est très également réparti. Un tiers environ ne va "presque jamais" voir des spectacles, un autre tiers "parfois", un autre tiers, le plus gros, "souvent". Les professionnels de l'image (photographes, vidéastes) représentent près de 10 %. Danseurs et chorégraphes, amateurs, étudiants ou professionnels, forment les plus gros bataillons (plus de 43 %)... Les grands absents de ce sondage, ce sont les critiques professionnels, seuls trois courageux (0,6 %) ayant daigné cliquer sur leur mulot.
Près de 75% des sondés jugent que la danse contemporaine est mal relayée par les médias, même si la situation ne leur paraît pas si catastrophique que cela (50% pensent seulement qu'elle ne l'est "pas vraiment"). En dehors des représentations live, par quel médias souhaiteraient-ils accéder aux spectacles ? Les vidéos de spectacles sont plébiscitées, de même que les livres ; derrière vient une chaîne de télévision spécialisée, une revue sur papier et, bien derrière, un documentaire vidéo. Tout ceci se tient dans un mouchoir de poche, mais dessine tout de même une tendance : les périodiques n'ont pas la cote, et ce ne sont pas les documentaires que le public recherche en priorité. Le bon score du livre me semble dénoter un besoin de décryptage de la danse contemporaine.
70% des participants avouent enfin que l'image de danse les incite "tout à fait" à voir un spectacle, 22,5% "assez". Certes, la thématique de mon blog attirant a priori des amateurs d'images, la question se trouve un peu biaisée ; le résultat me paraît cependant significatif.
- hélas, la crispation autour du droit à l'image est partout. Les agences et les photographes qui, il y a quelques années, publiaient libéralement leurs photographies sur Internet, y ont presque tous renoncé. La mauvaise santé de la presse traditionnelle, la concurrence croissante des blogueurs et des photographes amateurs avec l'avènement des technologies numériques, le piratage généralisé des images sur Internet menacent une partie de la photographie professionnelle de reportage. Sous peine de disparaître, celle-ci se voit contrainte d'évoluer. Plus que jamais, la technologie facilite la photographie de spectacle et sa diffusion, mais les freins psychologiques, qui alimentent des prétextes juridiques et financiers, enrayent tout. Pour ma part, j'ai toujours respecté scrupuleusement le droit d'auteur. Je n'ai jamais reproduit une photo sans en demander l'autorisation ni sans en indiquer les crédits photographiques et renvoyer sur le site Internet de l'auteur s'il existe.
Par goût de la photographie et pour aider à promouvoir le travail des jeunes chorégraphes, je me suis mis à prendre mes propres photographies. Ici encore, bien que je travaille bénévolement, j'ai l'impression d'entrer par effraction - quoique j'aie presque toujours obtenu l'autorisation de photographier... Encore faut-il, ensuite, que le chorégraphe accepte que je diffuse mes images sur Internet. Je comprends que certains refusent, sans doute parce qu'elles ne correspondent pas à leur vision de leur travail, ou qu'ils n'en sont pas satisfaits, ou qu'ils trouvent que mes images ne sont pas à la hauteur de leur oeuvre. Mais, pour ceux qui acceptent, pourquoi ne pas mentionner mes images sur le site de leur compagnie ? Ils y auraient tout intérêt.
Sachez en tout cas que, pour délivrer des images de meilleure qualité, je viens de renoncer à mon modeste bridge Panasonic fz18 (remarquable dans sa catégorie), pour acquérir un boîtier semi-professionnel (Canon EOS 40d), qui permet de produire des images acceptables jusqu'à 3200 iso, là où le fz18 est déjà médiocre à 1000. Ce boîtier me permettra aussi de saisir davantage de sujets en mouvement, mon précédent appareil ne s'en sortant guère qu'avec les sujets statiques.
Prendre des photographies est une autre façon d'interpréter un spectacle. Pour le photographe, l'expérience est exaltante : accompagnant les danseurs depuis son viseur, il doit improviser, avec ses yeux et ses doigts, sa propre chorégraphie. Le mouvement scénique l'entraîne physiquement. Il se sent de ce fait plus proche des danseurs que le reste du public. Naturellement, la photographie n'est pas plus objective qu'une relation écrite, mais il vaut mieux l'avoir expérimenté pour s'en assurer. Sans parler du choix des focales, des cadrages et des profondeurs de champ, la sélection finale de quelques dizaines d'images sur les centaines prises en quelques dizaines de minutes requiert de délicats arbitrages. Avec la photographie, ma crainte constante est d'être trop concentré sur la prise de vues, et d'être moins attentif au déroulement et à la signification de la performance. Mais l'expérience me suggère que, si l'exercice est plus fatigant, il apporte une vision différente et complémentaire du spectacle. La photographie sert de bloc-notes visuel, et fige des détails que l'oeil nu ne perçoit au mieux qu'inconsciemment.
- écrire sur la danse contemporaine, et plus exactement rendre compte d'un spectacle de danse contemporaine est difficile. Ne pratiquant pas la discipline, je n'ai aucune base technique ni de connaissance intime des mouvements et de l'anatomie. Par ailleurs, la danse contemporaine est souvent abstraite, les spectacles chaotiques, abscons. Faute de temps, je n'ai eu qu'exceptionnellement l'occasion d'interviewer les chorégraphes, pour orienter ma lecture de leur travail selon leur intention.
Devant ces difficultés, j'ai adopté peu à peu plusieurs stratégies. Mes critiques se veulent essentiellement subjectives et personnelles. J'essaie d'être exact et équitable, mais je ne cherche pas à être objectif, et encore moins neutre. Ceci veut dire que je ne cherche pas à trouver à une pièce une signification la plus probable, mais celle qui me vient le plus urgemment à l'esprit, et qui me nourrit et me parle. Elle peut ne convenir qu'à moi. J'essaie de décrire les pièces précisément mais sans les détailler ni trop clairement les dévoiler. J'aime être bref ; j'ai donc très souvent recours à des métaphores issues des arts plastiques, qui offrent d'infinies occasions de parallèles évocateurs. La critique d'une pièce qui me plaît tends vers la poésie ; d'une pièce qui me déplaît vers l'analyse.
Je n'ai aucune idée de l'intérêt ou de l'ennui que mes textes produisent. Ils demeurent donc essentiellement des songes à haute voix, même si je sais qu'ils peuvent influencer le public potentiel d'une pièce en tournée.
Commentaires
Joël
Euh...c'est qui ça Delgado ?
J'ai oublié de citer le Tadorne également.
Cela étant, celui que je visite le plus régulièrement est Images de Danse. Ce qui ne dévalorise pas votre travail à vous également !
Bien à vous,
Joël
Et d'abord merci pour vos encouragements qui me vont droit au coeur.
Pour vous répondre en un mot, je me désole toujours de voir tant de gens commenter ce qu'ils ont vu à la sortie d'un spectacle, et de penser que toute la matière grise ainsi dépensée l'est en pure perte pour l'essentiel. Certes, on peut espérer que le spectacle continue de faire son effet dans la tête de chacun une fois rentré à la maison, mais ne serait-ce pas mieux si ces expériences individuelles étaient partagées ? Pour moi, un spectacle n'est jamais un pur divertissement, c'est une nourriture pour l'individu et pour le citoyen. Réfléchir sur ce qu'on a vu, essayer de le mettre en forme, c'est s'éduquer et se nourrir soi-même. Partager cette expérience avec autrui, c'est construire la culture de la cité, la démocratie. Grands mots et idéaux que tout cela... mais oui, j'assume ;-). Pour ne rien vous cacher, j'ai même pensé un moment interviewer les gens au sortir des salles. Mais j'ai encore renoncé pour l'heure faute de temps.
Pour le peu de photos, il s'explique aisément. La plupart du temps, je dois utiliser des photos déjà existantes, et demander préalablement à leur auteur l'autorisation de les publier, sachant que je n'ai pas les moyens de le rémunérer. Quand je ne peux pas me procurer de photographies, j'essaie de les faire moi-même. Mais il faut savoir que c'est difficile : outre qu'il faut obtenir les autorisations nécessaires alors que je ne suis ni journaliste, ni photographe professionnel, la photographie de danse est un des genres de photographie techniquement les plus difficiles. Il s'agit en effet de saisir des corps en mouvement, sur une scène dont l'éclairage change souvent brusquement en cours de spectacle, passant du noir complet à l'illumination violente, sachant que le plus souvent cet éclairage est insuffisant. Seuls les reflex savent faire cela correctement. Or ces appareils ont un défaut, outre celui d'être chers (quoique de plus en plus abordables) : leur déclencheur fait du bruit, un gros "clac" qui dérange les artistes et le public. C'est pourquoi les reflex ne sont habituellement tolérés que lors des générales, réservées aux professionnels, ou munis d'un "blimp", sorte de caisson ou de gant matelassé atténuant le bruit de l'appareil. Toutes ces contraintes, ainsi que le temps que prennent le développement et le choix des photos, expliquent pourquoi j'ai encore peu progressé dans ce domaine.
Comme j'ai déja eu l'occasion de l'écrire ailleurs en d'autres termes, je trouve ton bilan exagérement pessimiste (est-ce le baby blues...?)
Nous sommes les uns et les autres partis de rien il y 2 (en ce qui me concerne) ou 3 ans. Que de contacts aujourd'hui, que de rencontres, que d'échanges! Nous occuppons des terrains vierges ou délaissées par une presse traditionnelle qui se rarefie autant qu'elle est sollicité. je trouve extrement positive la dynamique qui se crée autour d'artiste trop peu connu comme Ghohei Zaitsu, pour prendre l'exemple de ton dernier post.
L'espace et la reconnaissance, c'est nous qui les crééons. Tu sais le nombre croissant de lieux qui s'interessent à nous, et d'artistes avec qui nous dialoguons. Même si celà prend beaucoup de temps, de simplement changer les habitudes
mon commentaire concernant le peu de photo de Images de Danse ne vous concernait pas ;-) Bien entendu... Il concernait le fait que c'est bien difficile de trouver des videos ou des photos sur internet et votre site (déjà bien fourni !) n'y déroge pas.
Phtographier pendant un spectacle reste compliqué dan sla mesure où on dérange systématiquement. Et puis, que penser si tous les amateurs que nous sommes occasionellement se mettaient à photographier pour immortaliser tel ou tel souvenir...
En conclusion : pas de flagellation excessive, ce que vous faites EST TRES BIEN ! Merci encore pour votre travail.
Joël
Merci pour ce partage d'expérience. Je ressens que nos démarches se ressemblent et je serai ravis que vous découvriiez l'événement Entrez dans la Danse. Je vous propose de prendre connaissance du communiqué de presse sur le lien suivant
http://www.entrezdansladanse.fr/presse/index.html
Pas moins de 90 spectacles seront proposés le Dimanche 1er juin.
Je serais ravi de vous accueillir et vous proposer l'accès à tout les festival y compris ses coulisses.
Nous avons la très simple ambition de proposer quelque chose de nouveau dans le paysage chorégraphique.
Nous nous évertuons à créer un esprit convival qui permet de décomplexer le rapport à la Danse, en tant qu'ART mais également dans sa pratique.
Je vous laisse les informations concernant l'inscription presse http://www.entrezdansladanse.fr/presse/inscriptionpresse.html
Joyeux anniversaire à Images de Danse et merci pour cet excellent outil.
Cordialement
David Chanrion
http://www.entrezdansladanse.fr
je me retrouve tout à fait dans votre bilan (bien que mon blog soit bien moins lu). Et de guerre lasse, voilà que je n'écris plus sur mon blog depuis quelques semaines... En vous lisant, l'énergie revient !
à très vite
freesia
Si j'ai ce pouvoir de vous remettre à l'ouvrage, alors je ne suis pas tout à fait inutile ! Un acte de création, fût-il aussi modeste que tenir un blog, est au fond toujours solitaire, il faut en prendre son parti...
Mais au fait, quand nous montrerez-vous vos photos de danse ? Une photo d'Eva Klimackova c'est bien, mais ce n'est pas assez. A quand une petite galerie Flickr ?
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Bonjour !
Bon anniversaire !
Vos commentaires sont intéressants... On vous voit naître comme un nouveau type de critique. Une sorte de critique rentrée un peu par effraction et qui demande aujourd'hui à avoir son nom sur la plaque de la porte d'entrée.
Votre travail, que je trouve remarquable, ne peut pas être dissocié de ce côté effraction originelle ! Dès lors que vous vivrez comme ceux qui vous ne reconnaissent pas comme légitime (les pros...), vous ne ferez renforcer chez eux que le sentiment de vous avoir avili.
Alors c'est vrai pourquoi continuer dans ce cadre ? Votre article a été déposé le 5 mai, c'est votre anniv' et rien. C'est le premier commentaire. Peut être parce que ajouter un commentaire n'est pas si simple (je m'y suis repris à deux fois ne trouvant pas de suite la fenêtre pour faire l'ajout). Peut être parce que justement vous êtes arrivés à vous différencié et que vous avez a atteint l'objectif.
Le débat, le débat... c'est bien beau. Mais comment débattre quand on n'a pas vu la pièce (peu d'images in fine des spectacles dans ImagesDeDanse...) ou quand le sentiment écrit n'est que pure subjectivité, qu'on le veuille ou non.
Je suis allé voir Peplum de Nasser Matrin Gousset à Metz. J'ai trouvé cette pièce excellente. Je suis sorti de là regaillardi ! Mais, de votre côté vous aviez taillé en arguant :
"Tout cela est joli, n'a rien d'excessivement déjanté, mais souffre de quelques longueurs-langueurs, et surtout ne dit pas grand chose - et reste en tout cas très en-deça et de l'histoire, et du péplum. L'enthousiasme unanime de la presse me laisse pour le moins perplexe."
Votre commentaire est très pointu, comment voulez-vous que l'on engage un débat où instantanément vous feriez une référence à l'histoire de Rome ou à la filmographie de Richard Burton et Liz Taylor ? Moi, ça m'a plu et je n'ai pas de raison à cela ! C'est ce que j'ai ressenti et je n'ai pas besoin ni envie d'analyser mes sentiments. Ils sont et cela me suffit bien...
Du reste, les 4 commentaires (dont un auto commentaire...) qui ont été ajoutés sur votre blog disait en gros "j'ai détesté" ou "j'ai adoré". Et ?? Pardon d'être si dur, mais cette recherche du commentaire me donne à penser que vous basculez dans ce que j'appelle le syndrome "nos auditeurs ont la parole". Vous voyez de quoi je parle, c'est intervention de une minute par des quidam sur les radios nationales pour parler de sujets compliqués au possible. A la fin, cela ne donne rien, votre analyse ne s'alimente pas de ces commentaires.
Continuez donc votre travail, que je trouve en core une fois excellent. Votre reconnaissance, c'est que l'on revienne sur votre blog, pour mois de loin de meilleur par rapport aux autres Spect-acteurs, Delgado et Un soir ou un autre.
Encore bon anniversaire !
Joël