
Outre ses travaux personnels, Sarah Zhiri, photographe à Paris, photographie le spectacle vivant.
Après un petit crochet par le théâtre de la Ville en 2003 (Lucinda Childs, très belles photos de Merce Cunningham) et avoir beaucoup fréquenté le palais Garnier et le théâtre de Chaillot de 2004 à 2006, où elle photographiait le Nederlands Dans Theater (Jirí Kylián / Paul Lightfoot-Sol León / Mats Ek), Sarah Zhiri s'intéresse maintenant au Point Ephémère avec les tout récents Deep Contact de Carey Jeffries et Tâche noire dans notre soleil de Véronique Albert.
Nous ne saurions trop l'encourager dans cette voie, plus véritablement contemporaine : il se passe des choses au Point Ephémère mais, faute de photos, on peine souvent à savoir quoi.
13 galeries de trois à dix photos, donc, et l'on attend la suite !
(cl. Agathe Poupeney / Fédé Photo)
Qu'importe, pourvu qu'on ait l'ivresse : et l'ivresse est au rendez-vous puisque ce site, dont le copyright remonte à 2003, s'intéresse à la danse contemporaine.
On y retrouve, dans la galerie Arts & culture, de très nombreux reportages de l'incontournable Agathe Poupeney, mais aussi de Jacky Ley : Ushio Amagatsu, Sidi Larbi Cherkaoui, Jean-Claude Gallotta, Emmanuel Gat, Myriam Gourfink, Anne Teresa de Keersmaeker, Rachid Ouramdane, Alain Platel, Angelin Preljocaj, la compagnie Retouramont, Alban Richard, Christian Rizzo, Johanne Saunier / Jim Clayburgh (Joji inc.), Caterina Sagna, Gary Stewart, Mark Tompkins...
Courez-y !
Comme chaque année, Jean-Michel Coubart nous offre son reportage sur le festival de Chamarande, et nous l'en remercions ! Au programme, quatre des spectacles présentés : improvisation (Boris Charmatz et Médéric Collignon), Mariés (cie CMM - Matteo Moles), Le Trouble du trait (Anne-Marie Pascoli), Erase-e (x) 1,2,3 (Joji Inc - Johanne Saunier/Jim Clayburg).
Bettina Stöss, photographe allemande collaboratrice d'Andrew Wakeford à Saarbruck et de Lois Greenfield à New York, présente sur son site 34 chorégraphes allemands et internationaux (Pina Bausch, Rui Horta, Helena Waldmann, Jiri Kylian, Mats Ek, William Fosythe, Constanza Macras...). Pour chaque chorégraphe, le nombre de galeries va de 1 à 20, et le nombre d'images par galerie dépasse généralement la dizaine. Seul regret, les photos sont minuscules (via Tanznetz.de).
Wolna strefa - serwis tanca (zone libre - danse service) est une association culturelle indépendante pour la promotion de la danse moderne et contemporaine en Pologne. Son site propose 33 galeries, présentant des spectacles de compagnies polonaises, parfois internationales (Sasha Waltz, Rambert Dance Company) depuis 2000. Cette page ne paraît pas avoir été mise à jour depuis 2005, mais le site Moderndance.pl semble avoir pris le relais.
L'agence suédoise Pressbild offre des photos de presse de bonne définition, originales, généralement non vues ailleurs, d'artistes suédois mais aussi internationaux. Notons par exemple Messiah Game de Felix Ruckert, Jirí Kylián, Maria Clara Villa-Lobos. 33 compagnies et plusieurs dizaines de scènes sont représentées.
Un généreux photographe amateur de rendez-vous sportifs, Fernando Tavares, a publié une galerie extensive de la 12a Quinzena de dança de Almada (15-31 octobre 2004) : 24 compagnies, 1 157 photos ! On notera au passage le filigrane de marquage des images. Que l'agence Enguérand en prenne de la graine !
L'agence Enguérand lance un magazine : "Images spectacles photo".
Le premier numéro est sorti en mai et l'on peut en voir un aperçu en ligne. On ne sait pas sa périodicité. Il vous en coûtera 10 euros pour l'avoir sur papier, 8 en Pdf. Grosso modo, c'est un cahier de 68 pages de photos annonçant des spectacles à venir, mais ressortant aussi des photos anciennes des archives maison. Belles photos.
Je souhaite bonne chance à l'agence dans cette entreprise à haut risque, tout en ne croyant guère au succès de l'opération. D'abord elle lance ce magazine en catimini, sans le dire à personne ; résultat : inconnu de Google, personne n'en parle. Le titre du magazine ne ressemble à rien, il est impossible à retenir, difficile à retrouver sur un moteur de recherche, bref pire que le titre de mon blog ;-). Si l'agence avait pris le temps de consulter mon sondage sur la danse et les médias, elle saurait aussi qu'un périodique est la dernière chose que le public est prêt à acheter.
Bonne chance quand même...
Art-Ort 2006 (cl. Günter Krämmer)
Günter Krämmer est photographe à Heidelberg. Il photographie la ville, mais surtout le spectacle vivant, au sein duquel la danse tient une bonne place : portraits de danseurs, écoles, festivals, festival Tanzinternational de l'Unterwegstheater, depuis le milieu des années 1990. Ce festival n'est pas des plus connus, mais sa dernière édition, baptisée Art-Ort 2006, semble lui avoir donné une nouvelle jeunesse, en investissant les abords de la vieille université de containers, conçus comme autant de cabinets de curiosité (Wunderkammern).
Le site de Günter Krämmer est encore en construction. Sa présentation originale, pleine de cases qui n'attendent que d'être remplies, offre déjà des centaines de photos, notamment d'Art-Ort, et en promet encore bien d'autres. A suivre, donc.
Puisque la page d'accueil invite à s'inscrire, j'ai tenté l'inscription il y a une dizaine de jours. Le formulaire d'inscription ne fonctionnant pas, j'ai contacté l'agence pour l'en informer. Marc Enguerand m'a alors demandé pourquoi je souhaitais m'inscrire, et je lui ai répondu que j'étais un bénévole qui animais un blog dédié à l'image de la danse sur Internet, dans le but avoué de participer à la promotion de la discipline ; j'en ai profité pour lui demander pourquoi cette fermeture soudaine. J'attends encore sa réponse, dont je ne manquerai pas de vous faire part.
Il va de soi que je déplore cette décision qui me paraît un mauvais calcul à tout point de vue : on ne vend pas plus de photos en interdisant l'accès du grand public à des imagettes ; par contre on restreint les possibilités de l'attirer vers le spectacle vivant.
Longue vie, donc, à l'agence Cit'Images, et à tous les photographes indépendants qui continuent vaillamment à diffuser leur travail auprès des internautes.
Plusieurs photographes ont été contraints récemment de renoncer à publier leurs photos sur Internet. Voir mon petit article à ce sujet.














