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    Après l'album photo DC/VJ 2010 de Vincent Jeannot, toujours disponible, Agathe Poupeney publie Rétrospective photosensible, qui revient sur cinq années passées à photographier le festival Paris quartier d'été. Les plus radins le feuillèteront en ligne, les autres le commanderont ici
 
 

DVD toujours disponibles (critique un de ces jours ;-)...) : La danse : le ballet de l'Opéra de Paris de Frederick Wiseman ; Chic et danse 1, de Philippe Vallois (Nijinski, la marionnette de Dieu - Huguette Spengler, la nébuleuse du rêve)

 

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Le meilleur de Flickr

30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 23:24

Après sept ans d'existence, Images de danse ne remuait plus une seule de ses extrémités. Sept ans, cela fait un siècle pour un blog. Beaucoup de choses ont changé. Par chance, Images de danse vient de ressusciter, mais ailleurs et autrement.

En guise de commentaire, vous avez le droit de verser une larme.

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17 septembre 2010 5 17 /09 /septembre /2010 06:00

Ah ah ! Vous frétilliez déjà d'aise en voyant votre lecteur de flux RSS s'affoler et mettre Images de danse en caractères gras, avec un petit 1 entre parenthèses. Un nouvel article sur Images de danse ! Est-ce possible ! Ce blog n'est donc pas mort !

Eh non, mais pour cette fois il ne s'agit que d'un coup d'autopromotion de vieux blogs que vous connaissez déjà et qui font encore un peu de résistance. Je ne vous les rabâche pas, vous les connaissez : le Tadorne (Pascal Bély), Marsupilamima (Martine Silber), le blog de l'Athénée (Clémence Hérout), Un Soir ou un autre (Guy Degeorges) et le mien. On a trouvé pour prétexte un débat du Festival Off d’Avignon, le 18 juillet 2010, qui s'interrogeait gravement sur « quels espaces de parole pour le spectacle vivant ? », pour répondre chacun sur notre blog en présentant le blog d'un autre. Car nous sommes des espaces de parole pour le spectacle vivant, n'est-ce pas... Enfin vous me comprenez.

Ci-dessous, donc, un morceau de cette espèce de chaîne de l'amitié dont les autres bouts sont disséminés sur les blogs des copains.

Clémence répond à Guy, qui vient de faire son portrait :

 

Clémence Hérout. Alors là, mon cher Guy, c'est l'hôpital qui se moque de la charité ! Quand a-t-on lu un Guy réellement emporté ? Ce que j'apprécie justement dans les critiques de spectacle que tu publies sur Un soir ou un autre, c'est ton souci constant d'honnêteté intellectuelle et de pondération ; cela n'empêche pas la subjectivité ni la prise de position (et heureusement) : mais, et c'est ce positionnement qui fait ta singularité, je ne te perçois pas comme un blogueur à polémique.

Parlons-en, de la polémique, donc : tu l'as remarqué, ce n'est pas mon fort. J'ai davantage un tempérament médiateur que militant, ce qui ne m'empêche pas néanmoins d'essayer d'éviter à tout prix le consensus mou.

Médiateur, médiation, le mot est lâché : dans mon travail pour l'Athénée, je me vois uniquement comme un relais, une passeuse (tiens, encore un mot qui n'existe qu'au masculin) entre un théâtre, des artistes et leur public. J'essaie de susciter la curiosité, éveiller un intérêt, faire rire et réfléchir si je peux, dans le respect du travail des artistes et de la conscience de mes lecteurs. Dans les buts que je me suis fixés (et uniquement dans ceux-là, car un blog où j'écrirais des critiques serait sans nul doute dans un esprit très différent), exprimer mes colères, donner mon avis, prendre position, reviendrait à prendre les artistes ou techniciens comme prétexte et mes lecteurs comme otages. Je suis là pour créer des liens, rien d'autre, et on n'a jamais demandé à un pont de raconter sa vie.

Est-ce à dire pour autant que je donne dans le consensuel ? On en connaît, des blogs neuneus (chut, pas de marque), et j'espère ne pas en faire partie : si je préfère m'effacer devant le travail des équipes de l'Athénée et faire le pari de l'intelligence de mes lecteurs, je crois ne pas évacuer tout engagement pour autant, que cela soit dans mes relations avec les uns et les autres ou dans le choix de mes sujets et leur traitement. Bref, je suis une bonne élève et je vous emmerde.

Jérôme Delatour n'est pas un bon élève, lui : il ne publie pas assez d'articles sur son blog Images de danse. On sent que le bonhomme est occupé, mais il faut dire aussi que chaque papier doit lui demander beaucoup de travail. L'originalité de Jérôme, c'est en effet de lier l'écriture à la photographie : très bon photographe, il capture lui-même les images des spectacles qu'il commente ensuite. Jérôme ne publie qu'une infime partie des photos qu'il prend, mais les lauréates ont été soigneusement choisies : très léchées, ses images expriment le spectacle tout en en conservant pleinement le mystère.

Côté texte, Jérôme n'hésite pas à laisser parler ses humeurs et son ressenti, mais toujours avec une légère distance. Jérôme aime ou n'aime pas, a tout saisi ou n'a rien compris, s'est ennuyé à mourir ou n'a pas vu le temps passer, mais rien de grave : car il y a toujours chez Jérôme une forme d'auto-ironie ou de mise à distance de soi-même, comme s'il voulait nous rappeler qu'il a un avis, que celui-ci est souvent construit, mais qu'il ne restera qu'un ressenti qui lui est personnel. Cela n'empêche pas Jérôme de prendre résolument parti, d'être un peu brusque parfois : c'est d'autant plus étonnant quand on rencontre cet homme, qui est finalement timide et discret dans la vie. Ses critiques sont comme des petites histoires qui se lisent du début à la fin où il relie souvent les spectacles à des petits ou grands événements de sa vie. Bref, à l'instar de Guy qui me faisait rougir, je vais finir par gêner Jérôme avec tant de compliments, alors moi aussi j'ai une question : Jérôme, à l'heure où les spectacles mélangent de plus en plus les disciplines artistiques, y a-t-il véritablement un sens à ne parler que de la danse ? En bref, quand passeras-tu de l'indiscipline à l'interdiscipline ?

 Jérôme Delatour. Ma chère Clémence, me voilà déshabillé pour l'été... Pourquoi que de la danse, il y a tellement de raisons que je n'en finirais pas : parce que la danse est l'art du corps, et que le corps est ce que nous avons de plus immédiat, de plus beau et de plus politique ; ou parce que mon blog s'appelle Images de danse, et que si je me mets à y parler de théâtre, de cuisine et d'arts plastiques, il faut que je lui trouve un autre nom. Mais le mieux est de passer par une petite anecdote, un de ces moments vécus qu'on érige, à quarante ans, en tournant de sa mythologie personnelle. Quand j'étais petit, j'assistais chaque été au son et lumière de Château-Chalon, un des plus anciens de France, à ce qu'on dit. C'était une sorte de théâtre amateur, populaire et de plein air où l'avenir de la patrie se jouait dans ce trou sublime de Franche-Comté, de l'homme des cavernes à De Gaulle. Mais, outre le froid qui saisissait le public quand la nuit était tombée, j'en ai surtout retenu la forte présence des chevaux qui allaient et venaient sur la place du village changée en scène, leurs corps massifs et chauds dont s'échappait force crottin. J'ai retrouvé cette impression il y a quelques années au Théâtre de la Ville quand Jan Fabre proposa sa vision du Lac des Cygnes. Les chevaux étaient cette fois des ballerines dont la troupe nombreuse, étrangement lourde, faisait trembler les planches. Je crois que ce sont ces chevaux que je recherche inlassablement. Quant au Texte, j'en veux bien s'il est corps lui-même, je veux dire s'il est poétique, qu'il sort comme une incantation, une parole magique qui en impose au coeur, fait advenir des choses. Je ne sais pas si le théâtre de ce texte existe, probablement. Je compte sur vous pour m'initier.

Le hasard veut que le dernier à parler ici ait été le premier à se lancer dans l'aventure des blogs... car le blog de Pascal Bély, dont je dois parler maintenant, a été créé deux mois après le mien, en juillet 2005. Les blogs, c'était presque encore nouveau à l'époque, rendez-vous compte ! Pascal et moi sommes partis sur des bases quasi opposées. Mon blog est la voix d'un lonesome cowboy qui ne cherche qu'à travailler son expérience singulière, et la partage avec qui veut bien ; le blog de Pascal (appelons-le Pascal) se veut entièrement ouvert, engagé, militant, communicatif, et ne néglige d'ailleurs aucun art art vivant, s'aventurant même, à l'occasion, sur le terrain des arts plastiques. Tout a commencé pour lui avec un spectacle de Jérôme Bel, The Show Must Go on, qui lui apporta l'intuition que le spectateur n'était pas là pour se taire et consommer, comme il était forcé de le croire auparavant. Que le spectateur n'était pas le bas d'une pyramide, mais le maillon d'une chaîne, et d'une chaîne qui n'entrave pas, mais relie ; la chaîne de la démocratie et de la vie ensemble.


Depuis lors Pascal est sur tous les fronts, ne rate aucun festival de France ni de Berlin ni de Bruxelles. Et s'il ne peut se déplacer lui-même, il diligente un de ses "tadorneaux", généralement un admirateur de sa démarche et de son style qui s'engage sous sa bannière. Car notre homme a beau être de gauche, il n'en est pas moins impérialiste. Pascal défend ses idéaux jusqu'à devenir le plus parfait emmerdeur. Il refuse par exemple de se laisser inviter et tient à payer toutes ses places, car il se sent spectateur et entend le rester, pleinement. Dans ses papiers, écrits à la première personne, il s'avoue transi, transporté, le souffle coupé, trépignant, furieux, exclus, ne sachant que dire... ce sont comme des petites dramaturgies personnelles dont l'enjeu serait, invariablement, la rencontre de l'artiste et du public.
En même temps, il ne laisse rien passer : critiques de la presse traditionnelle, politiques culturelles publiques, il traque et décortique tout sans complaisance. C'est peut-être pour cela qu'il se dit blogueur hybride.


Chez Pascal, le blog est aussi le prolongement de son métier de consultant en ressources humaines dans le domaine social et de la petite enfance. L'un et l'autre semblent vivre en parfaite symbiose. Pascal parle souvent horizontalité, réseau, dynamique, rhizomes, Morin, reliance, hybridité, positionnement, excommunie les cases et les cloisonnements. Je ne comprends pas toujours tout, mais j'admire.

 

Ici, le jeu veut que je pose une question audit Pascal pour lui tendre le témoin... Euh... en fait la seule question que je trouve à lui poser, c'est quelle stratégie, si ce n'est pas un gros mot, il voit pour que la parole des spectateurs non professionnels soit plus audible et respectée des professionnels... mais comme c'est plus ou moins le sujet du débat...

 

(Réponse de l'intéressé ici.

Pour le reste, ne désespérez pas derniers lecteurs, je parlerai bientôt, très certainement, de la dernière création de Perrine Valli, et peut-être même des Plateaux 2010). Et, bien sûr, n'oubliez pas les nombreux autres blogs dont le travail est aussi méritoire que le nôtre, dont vous trouverez la liste ici dans la rubrique Actualités).

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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 10:56

On a bon genre, à Saint-Germain-en-Laye, et la mairie n'aime pas, de toute évidence, ni la légèreté, ni le loufoque, ni les danseurs grimés en ballerines. Le Méli-mélo II des Chicos Mambo, compagnie de Philippe Lafeuille, n'a pourtant pas l'air excessivement subversif. Mais cette parodie vitaminée des danses d'ici et d'ailleurs n'a pas plu à Benoît Battistelli, adjoint au maire chargé de la vie culturelle, qui a jugé bon de faire annuler l'une des trois représentations prévues au théâtre Alexandre Dumas, programmée en matinée.

 

 

Informé de cette censure ridicule, l’auteur et metteur en scène Pierre-Jérôme Adjedj a adressé la lettre qui suit à Emmanuel Lamy, maire de Saint-Germain-en-Laye, que je relaie bien volontiers.

"Monsieur le Maire,

J'ai appris aujourd'hui avec émotion que vous étiez intervenu pour demander l'annulation d'une représentation de la compagnie Chicos Mambo, au seul motif que le contenu vous a choqué / déplu / incommodé (rayer la mention inutile s'il y en a, et compléter si besoin).

Je me permets de vous dire qu'une telle attitude relève pour le moins de l'ingérence dans le travail de l'équipe du Théâtre de Saint-Germain, et un désaveu sur ses choix. Je dois cependant admettre que de telles situations sont loin d'être rares ; partout en France, des salles municipales aux réseaux nationaux, du nord au sud et de l'est à l'ouest, ce triste spectacle se reproduit. J'y vois trois raisons principales, symptomatiques d'une déviance quant à la façon de positionner la culture :

- Trop souvent, le payeur (vous) se sent le droit de vie ou de mort sur les choix artistiques (qui relèvent de l'équipe que vous mandatez).
- Trop souvent aussi, la culture n'est utilisée par les élus que comme un mieux-disant à visée électoraliste, ce qui entraîne un alignement des choix artistiques sur "ce qui plaît".
- Trop souvent enfin, le payeur (vous toujours) peut finir par confondre son goût particulier avec le goût général.

Or, le rôle d'une institution culturelle est justement de proposer au public ce qu'il ne sait pas encore qu'il aime ; c'est à cette seule condition qu'on peut sortir de cette logique de consommation qui finit par gangréner le spectacle vivant et l'aligner sur la télévision et le cinéma commercial.

 Je n'ai aucun conseil à vous donner, mais de mon point de vue, vous avez tout à gagner à laisser entrer dans votre ville la surprise, l'inattendu, le déroutant, le choquant pourquoi pas... C'est comme un bon froid sec : ça fouette le sang et ça aide à se sentir vivant, ça pousse à parler à l'autre, à le rencontrer au lieu de le côtoyer seulement dans la promiscuité en velours de la salle de théâtre. Cette vie dans la cité n'a pas de prix, elle stimule la capacité à inventer l'avenir !

 A l'inverse, si votre objectif est de laisser vos administrés se confire dans le conformisme des idées reçues, alors ne dépensez plus un euro dans la culture, c'est de l'argent gâché ! Le conformisme, nous y glissons toutes et tous sans même nous en apercevoir si rien ne vient nous réveiller. Supprimez le budget culture, les élus chargés de la voirie et des bacs à fleurs vous béniront, ainsi qu'une grande partie de vos administrés.

Comptant sur votre bon sens et votre sens des responsabilités, je vous prie d'agréer, Monsieur le Maire, l'expression de ma considération distinguée,

Pierre-Jérôme Adjedj,

Auteur / Metteur en scène.

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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 23:05
Les critiques de spectacle professionnels sont malheureux. Ils ne sentent plus aimés. Pire, il semblerait qu'on leur en veuille. Enfin ils se le demandent. Un peu. De temps en temps, dans les moments de doute. C'est qu'ils ne sont plus si jeunes aussi, vous comprenez. Pourtant ça fait des décennies qu'ils font les mêmes papiers, si ce n'est pas de la constance ! Mais le public est volage. Normalement, le public, il la ferme et il paie... Hé bien ça marche de moins en moins. Non seulement le public aime de moins en moins payer, mais figurez-vous qu'il l'ouvre, avec tous ces médias modernes où eux ne vont jamais. Je vous demande un peu !

Ce pourrait être la fable des fourmis et des pucerons. Les pucerons, à force d'être pressurés, se changent en coccinelles. C'est angoissant. Alors, pour se rassurer, les critiques de spectacle professionnels se réunissent de temps en temps pour une thérapie de groupe. Ils s'installent sur une estrade et causent entre eux du temps qui passe, ça les soulage, ils se rappellent le bon vieux temps. Et c'est encore mieux s'il y a du public en contrebas. Il y a toujours un malheureux, dans le tas, qui ose poser une question en bafouillant
dans le micro tendu ; ça c'est le pied.

Mouvement a organisé ce genre de raouts en octobre 2008 au Point Ephémère. Cette année ça se tient au Théâtre du Rond-Point, ça s'appelle une soirée Télérama. Il y aura Pierre Assouline toussa, et le mot d'ordre sera de ne pas se prendre le chou (ça ferait peur au public). Aurez-vous droit à un exercice de déploration, d'auto-flagellation, d'auto-congratulation ? Suspense. Vous voyez que ça vaut la peine d'y aller. Du reste nos amis critiques de spectacle professionnels n'ont pas à se plaindre tant que ça, même si certains Cassandre prédisent que les bloggeurs les boufferont bientôt par les deux bouts. J'en veux pour preuve mon petit sondage sur la critique de danse contemporaine et une toute récente étude du Pew Research Center sur la presse à Baltimore aux Etats-Unis : il en ressort que le public n'est pas aussi méchant qu'ils se l'imaginent, mais qu'il continue de plébisciter gentiment la presse de (grand-)papa.

Comme ces gens-là craignent malgré tout pour leur retraite, nous sommes invités à nous cotiser pour eux : il vous faudra débourser 10 euros pour aller boire leurs paroles, et peut-être bredouiller devant un micro. Frissons garantis. Pour les plus pauvres, il y a même un tarif réduit à 7 euros. Notez tout de même que, pour moins que ça, vous pourriez vous offrir les Pensées de Marc-Aurèle ou un mini vibromasseur juicer 12cm diam 3cm (coloris rose) - ou bien encore, après déduction fiscale, vous impliquer intimement dans le processus de création et de production d'un spectacle de l'Athénée, c'est-à-dire "être cité dans le programme de salle, assister à une répétition privée, être invité à la générale du spectacle".

Pour ma part, je crois que j'irai juste me coucher.
Quant à toi, ami spectateur ? C'est à toi d'exprimer ce que tu aimes et ce que tu veux.

Soirée Télérama - A quoi sert la critique ?, théâtre du Rond-Point, le 25 janvier 2010 à 19.30, salle Renaud-Barrault > achetez !
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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 08:48
"Communiqué de la maison des Métallos

Depuis le 8 décembre, 9 comédiennes montent chaque soir sur la scène de la maison des Métallos, établissement culturel de la Ville de Paris, pour interpréter A mon âge, je me cache encore pour fumer. Elles incarnent 9 figures de la féminité aux prises avec le refoulement et la violence, réunies dans un hammam à Alger.

A la suite d'une première intimidation verbale en décembre, Rayhana, auteure de ce texte et comédienne, a été aspergée d'essence en se rendant à la représentation du mardi 12 janvier. Ses agresseurs lui ont ensuite jeté une cigarette allumée au visage, qui n'a fort heureusement pas enflammé leur victime. Les paroles de ses agresseurs laissent peu de doutes sur le lien existant entre cette tentative d'homicide et les représentations en cours d'A mon âge, je me cache encore pour fumer.

Après concertation, la maison des Métallos et la compagnie ont décidé de poursuivre les représentations jusqu'à leur terme, la barbarie de cette agression venant confirmer à leurs yeux la pertinence et la justesse de ce texte.

Signataires : la maison des Métallos et la compagnie Orten".

La pièce est donnée jusqu'à demain 16 janvier. Vous pouvez réserver vos places en vous rendant sur le site de la maison des Métallos.

Combattons les lâches. Défendons la liberté.
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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 21:04
Faits d'hiver commence la semaine prochaine : soit 15 compagnies programmées du 12 janvier au 5 février dans sept salles d'Île-de-France. J'y vois Philippe Ménard, Eléonore Didier, les Gens d'Uterpan, Nicolas Maloufi, Viviana Moin, d'autres que je ne connais encore que de réputation. C'est le moment ou jamais de réserver vos places... cette année, Christophe Martin, le sympathique directeur de Micadanses et mon moins sympathique directeur du festival, a décidé de le présenter en vidéo. Quelle bonne idée !

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rencontre
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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 09:19

Non ce n'est pas une blague, mais le concept singulier du site Touscoprod : permettre à tout un chacun de participer financièrement à la production d'un film. Il suffit d'investir une somme d'au moins 10 euros dans un des films que Touscoprod possède à son "catalogue", et si la coproduction se réalise, vous recevrez une part des recettes d'exploitation.

Dans le cas qui nous intéresse, il s'agit de soutenir la sortie d'une captation de Snow White, dernier spectacle d'Angelin Preljocaj, au cinéma (MK2, le 13 janvier 2010) et en DVD (le 21 janvier 2010). La coproduction aura lieu si Touscoprod réunit au moins 80% de 6250 euros, soit 5000 euros. 15 coproducteurs se sont déjà signalés, réunissant 8% de cette somme. La date butoir étant le 8 janvier, ce n'est pas encore gagné... Cette page décrit le pourcentage des recettes prévu pour les coproducteurs.

Personnellement, je n'ai aucune attirance pour ce ballet de Preljocaj, dont la kitscherie me rebute ; mais on n'est pas obligé de partager mon avis. Les mauvaises langues diront aussi que Preljocaj a bien besoin d'argent en ce moment, les finances de son navire amiral, le Pavillon noir, étant lourdement déficitaires. Pour les joueurs, notons que le concept de Touscoprod a ce côté ludique qui fit autrefois le succès d'Ebay. Le succès du film de Preljocaj auprès du grand public est plus que probable, et d'ailleurs Arte le diffusera le 24 décembre prochain, le positionnant comme le spectacle idéal de fin d'année. Alors, pourquoi ne pas tenter l'aventure ? Décidez-vous avant le 8 janvier.

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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 20:49
Du 27 au 29 mai prochains, Marie Chouinard (re)danse, en solo, pour un public trié sur le volet (250 $ puis 125 la place... pour le prix, le thé vert est offert). C'est pour la bonne cause, le financement de sa compagnie.
Pour l'occasion, Marie Chouinard a créé un site qui vaut le coup d'oeil. Elle s'y connaît en teasing !
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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 12:12
Une chose est de regarder danser. Une autre, plus intense et plus jubilatoire, de transcrire ce regard en trace. Elisa Castagnoli, qui nous a déjà parlé d'un spectacle de Georges Momboye, s'y essaie par une improvisation écrite, intitulée Mouvement continu. Je la laisse expliquer son intention :

"Bonjour,

J'ai participé récemment à un stage expérimental de danse avec Patricia Kuypers et Jean-Léon Pallandre [au CND de Pantin, NDLR]. Les partitions qui nous ont été proposées pour des improvisations dansées sont à l'origine de ce texte (sur la danse) d'improvisation par l'écriture.
Je m'intéresse à la dimension poétique du langage,  c'est-à-dire au rythme, au souffle, à l'impulsion première qui agit au fond du corps dans un geste dansé comme sur une page écrite, selon une même logique interne au mouvement dans sa relation au corps et au sens. Pour cette raison, j'aime la pratique de l'improvisation dans l'écriture comme dans la danse."

Cette photo de Sophie Ristelhueber, exposée au Jeu de Paume pour quelques jours encore, accompagne son texte. Sophie Ristelhueber nous pardonnera, j'espère, cet innocent larcin.

Sophie Ristelhueber, Le Chardon, 2007
(© Sophie Ristelhueber, ADAGP 2009)


"Mouvement continu du sol à la terre, debout, dans l’air, avec son souffle, toujours en suivant les intermittences de la respiration, le son de son propre mouvement intérieur, un son qui est toujours là, et nous permet d’exister dans le rythme de quelque chose qui ne s’arrête jamais, qui se transforme, change d’état, se détruit et se recrée sans cesse, sans pouvoir jamais disparaître ; et c’est de même la continuité de la vie sur une plus large échelle avec ses secousses, ses suspensions, ses vitesses et ses ralentis, ses intensités différentielles.
...

Un geste tranchant : c’est tout ce qui nous surprend de l’ordre de l’inattendu, de la vibration intermittente, de la pulsation qui traverse le temps et l’espace sollicité par une sensation, un émoi, un effroi, ou d’un ordre purement physique, kinesthésique, atemporel, réveillé dans la répétition rythmique d’un geste. Une série de gestes tranchants, ponctuels, intercalés par des suspensions, des appuis, des vides qui s’enchaînent et se chargent de la tension du précédent dans une montée inévitable d’énergie, dans un paroxysme qui est aussi « dépense énergétique » pure, état d’un hors-du-corps sollicité par l’exercice de l’improvisation.

Détente au sol : la brume blanche, le souffle qui envahit l’entier de l’être. Le corps ne se concentre plus sur rien alors : la pensée fluctue, le sentir fluctue, tout glisse, se disperse, voyage : l’esprit, la chair, la mémoire, les images. On retrouve ces trous du passé, ces espaces vides, creux, insaisissables à l’oeil nu, on pense, ou mieux on ressent nos trous ouverts, on voit les visages des gens disparus, on devient eux, on ne cesse de leur poser des questions, de chercher des réponses.

Travail sur la souplesse : qu'est-ce qu'un corps au sol, un corps qui relâche complètement, à quoi ressemble-t-il ? Un foulard bleu en soie qui tombe par terre, une flaque d’eau, quelque chose qui se liquéfie au sol, la dissolution des os, des structures des cartilages, des membres ; la liquidité, l’éparpillement, le chaos des mouvements intérieurs, des énergies, des courants multiples qui nous traversent… l’état de la liquidité, de la dispersion…
Se mouvoir sans effort, laisser tomber, glisser, vouloir se perdre parfois…

Etre manipulés par des fils invisibles, chercher des trajectoires, des encrages solides au sol, les perdre la plupart du temps ; rester dans un état de suspension douloureuse, de balancement, de renversement de haut en bas. Des fils invisibles nous tiennent suspendus dans l’air mais on a parfois envie de retomber à terre sans effort, sans forme, de devenir un avec elle, de s’abandonner, se laisser faire, de ne plus être alors…

Des fils nous font bouger en toutes directions : comme des marionnettes qui cherchent à devenir des êtres de chair, à retrouver leur centre et la structure des os qui les soutiennent. Ils cherchent des mots aussi contre ce silence de pierres qui les dévore... Rompre sa propre glace pour devenir des êtres de chair, la glace où l'on risque de solidifier jusqu’à ne plus être, où l'on devient des corps vides, des gestes mécaniques, des poses, des attitudes, des masques, où incertitudes et doutes se nourrissent d’eux mêmes, où l'on voit les trames de soie tissues la nuit se défaire le jour.
 
Des gestes cernés par ces silences : étranges, inhabituels, des gestes à vous seul, n’importe comment, n’importe lesquels, autres dans vos mains, un rien peut-être, un rien habité pourtant ; la mémoire d’eau dont vous portez les traces vivantes, quand ça arrive, de devenir un corps de danse.

Eponge : l'état de perméabilité, l’état où l’on absorbe, où l'on est dans cette douceur ou disponibilité à être ; l’état où l’on est poreux, fluidifié, absolument dans la chose et avec la vibration première qui circule en vous, comme une vague avec son courant qui vous entraîne, vous porte… écho de cette vibration qu’il faut chercher pour que la danse soit en nous.

Elisa CASTAGNOLI."
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1 janvier 2009 4 01 /01 /janvier /2009 00:01
Toutes les personnes autorisées s'accordant à dire que l'année 2009 sera catastrophique, au mieux abominable, je n'avais pas trop le coeur à vous la souhaiter.
Alors, bonne année 2010 à tous !
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Articles Récents

Festivals & cies

Quelques festivals...


Hiver


Artdanthé (Vanves, entre novembre et mars)
Faits d'Hiver (Île-de-France, janvier)
Tanztage Berlin (janvier)
SzólóDuó Tánc Nemzetközi Fesztivál (Budapest)
Escena contemporanea (Madrid, janvier-février)
Vivat la danse ! (Armentières, février)
Tanzplattform (février, Allemagne)  
DañsFabrik (Brest, février-mars)
Les Hivernales d'Avignon (Avignon, février-mars)
Tanz Bremen (Brème, mars)
Les Repérages (Lille, mars)
Biennale nationale de danse du Val-de-Marne (mars-avril)

Printemps


Biennale de danse de Charleroi (mars-mai)
Freedance
(Dniepropetrovsk, Ukraine, avril)
Brasil Move Berlim (Berlin, avril)

Springdance (Utrecht, avril)
La danse de tous les sens (Falaise, mai)

Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis (Île-de-France, mai-juin)

Festival TransAmériques (Montréal, mai-juin)
Tanec Praha
(Prague, juin)
Dance Week Festival (Zagreb, juin)
Uzès Danse
(Uzès, juin)
Latitudes contemporaines (Lille, juin)
Alkantara festival (juin)
Zawirowania (Varsovie, juin)

Eté


Festival de Marseille (juin-juillet)

Montpellier danse (Montpellier, juin-juillet)
Festival d'Avignon (Avignon, juillet)
L'Eté des Hivernales (Avignon, juillet)
ImPulsTanz (Vienne, juillet-août)
Paris quartier d'été (Paris, juillet-août)
Internationale Tanzmesse nrw (Düsseldorf, août)
Tanz im August (Berlin, août-septembre)

Automne


Biennale de la danse (Lyon, septembre)

Le Temps d'aimer (Biarritz, septembre)
Plastique Danse Flore (Versailles, septembre)
Dansem (Marseille, septembre-octobre)
Sidance (Séoul, septembre-octobre)
iDans (Istanbul, septembre-octobre)

Ciało/Umysł (Varsovie, septembre-octobre)
Festival d'Automne (Paris, septembre-décembre)
Les Eclats chorégraphiques (Poitou-Charentes, octobre)
Tanzhautnah (Cologne, octobre)
123Tanz (Hall, Autriche, octobre)
Tanztendenzen (Greifswald, octobre)
Bøf (Budapest, octobre)
Panorama de dança (Rio de Janeiro, octobre-novembre)
Dance (Munich, octobre-novembre)
Fest mit Pina (Allemagne, novembre)
Euro Scene Leipzig (novembre)
Les Inaccoutumés (Paris, novembre-décembre)
Decemberdance (Bruges, décembre)

Dates variables


DatanzDa (Zürich)
Les Grandes traversées (Bordeaux)
Ikonoclaste (Wuppertal)
Junge hunde (Kanonhallen, Danemark)



... & compagnies


cie l'Abrupt (Alban Richard) VID
Absolutamente (Jesus Sevari)
AIME (Julie Nioche)
Aitana Cordero VID
Alias (Guilherme Botelho)
Ann Liv Young DVD
Anna Halprin
Ann van den Broek VID
cie Ariadone (Carlotta Ikeda) VID
Arthur Kuggeleyn + Co.
As Palavras (Claudio Bernardo) VID
Association Achles (David Wampach) VID
Association Edna
(Boris Charmatz)
cie Caterina Sagna VID
cie Cave canem (Philippes Combes) VID
cie Christine Le Berre
cie C.Loy (Cécile Loyer) VID
Corps indice (Isabelle Choinière) VID
cie Dans.Kias (Saskia Hölbling) DVD
cie DCA (Philippe Decouflé) VID
Deja donne
(Lenka Flory et Simone Sandroni) VID
Digital Video Dance Art (Iker Gómez) VID
Dorky Park (Constanza Macras) VID
Editta Braun Company VID
Erna Omarsdottir VID
cie Felix Ruckert
Les Gens d'Uterpan (Annie Vigier/Franck Apertet)
cie Gilles Jobin DVD VID
cie Greffe (Cindy van Acker)
Groupe Noces (Florence Bernad) VID
Hors Commerce (Hélène Cathala) VID
cie Isabelle Schad
Jeremy Wade
cie Jocelyne Danchik VID
cie Jours tranquilles (Fabrice Gorgerat)
cie Kataline Patkaï
Katharina Vogel VID
Kekäläinen & Company
cie Krisztina de Châtel DVD
Kwaad bloed vzw
(Charlotte vanden Eynde & Ugo Dehaes)
L1 danceLab (collectif hongrois)
La BaZooKa VID
La Ribot DVD
La Ventura et cie (Anna Ventura) VID
La Zampa (Magali Milian-Romuald Luydlin) VID -> photos
cie L'Explose (Tino Fernández)

cie Li-Luo (Camille Mutel) VID
Liquid Loft (Chris Haring) VID
Marcela Levi VID
cie Marie Chouinard
VID
Márta Ladjánszki VID
Mette Ingvartsen VID
MHKArt (Meryt-Halda Khan) VID
Michèle Noiret VID
Mossoux-Bonté DVD VID
Niko Raes VID
Olga Pona VID
cie Pal Frenak
Perrine Valli
Pé Vermeersch VID
cie Philippe Saire
cie Post-Retroguardia (Paco Dècina)
Quasi Stellar (Apostolia Papadamaki)
Re.al (João Fiadeiro) VID
Real dance Super Sentai (Ines Birkhan & Bertram Dhellemmes)
cie Rosalind Crisp
VID
Rosas (A. T. de Keersmaeker) DVD
RoseAnne Spradlin Dance
Sinequanon VID
Sol Picó
Superamas VID
cie Thor (Thierry Smits) VID
cie Toufik OI VID
Troubleyn
(Jan Fabre)
Ultima vez (Wim Vandekeybus) DVD VID
United-C (M. van der Put / P. Roelants) VID
Virginie Brunelle

Viviana Moin
XLproduction (Maria Clara Villa-Lobos) VID
Yasmeen Godder VID
Yves-Noël Genod

VID