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19 décembre 2006 2 19 /12 /décembre /2006 14:36
L'enfer, quel beau thème pour un artiste.
J'étais curieux de voir à quoi ressemblait l'enfer d'un chorégraphe contemporain. Il n'y a plus d'enfer dans nos sociétés occidentales, hors l'enfer terrestre et l'enfer quotidien. Le véritable Enfer, l'enfer souterrain et son cortège de supplices cuisants, se nourrissaient autrefois du vécu de tout un chacun : la nuit noire, la mort, les gibets, les corps pourrissants ou équarris, décors violents du quotidien, supports de puissants cauchemars. La science et le droit ont eu raison de ces ténèbres. L'hôpital et la morgue subtilisent les morts, les animaux se débitent en usine, nos rues sont propres, nos villes éclairées. Il nous reste une horreur de pixels, lointaine et sans odeur. Les Sénégalais se noient loin des baignades des Canaries, le sang des Irakiens ne gicle que derrière nos écrans.
Parler de l'Enfer aujourd'hui relève donc de la gageure. Quel parti allaient choisir Emio Greco et P. C. Scholten ? Hélas, aucun. Si leur pièce a un mérite, c'est de montrer que l'enfer souterrain n'existe plus qu'à l'état de miettes folkloriques que personne ne prend au sérieux : coups d'éclair, glas liquides, souffles d'air sortis d'outre-tombe, voix d'enfants égarées dans les limbes, flammes. Les deux chorégraphes proposent un enfer allégé. En guise de flammes, les danseurs grillent deux ou trois cigarettes. Nulle terreur, nul effroi. De l'Enfer, on ne voit plus que les cendres. Tous deux habillés de noir, Satan et son royaume ont perdu leurs horribles couleurs.
La pièce commence pourtant bien, dans une atmosphère mi-boîte de nuit mi-cabaret, bon enfant, seulement perturbée par une inquiétante figure noire sans visage et sans mains. Curieusement c'est ce début, qui n'a pourtant l'air que d'une mise en bouche, qui m'a le plus ému. Les danseurs classiques ou contemporains dansent toujours mal les danses populaires ; ils sont incapables de les danser simplement comme des mécaniques parfaitement huilées, ils ne peuvent réprimer dans leurs mouvements une sensibilité, une fragilité qui n'appartient qu'à eux ; ils sont alors extrêmement touchants. Puis, rideau, un coup d'éclair foudroie les paillettes. Ne reste plus alors qu'une scène nue noire, un arbre mort, une mystérieuse porte éclairée comme le miroir d'une loge d'artiste. Tout devient froid et lent, il flotte comme un parfum de limbes. Jusqu'ici, tout est cohérent. Voici des danseurs foudroyés, après une vie passée à glorifier l'apparence, en partance pour l'enfer. Tel est le sort promis, dans l'ancienne société chrétienne, à tous les saltimbanques et saltateurs, adorateurs du corps et exhibiteurs de chair...
Malheureusement, le reste de la pièce oublie tout à fait son sujet, gaspillant les danseurs, un beau décor, sobre et soigné, un bel éclairage dans la lumière duquel les corps font flammes. Si la pièce s'était simplement appelée Danse, tout eût été parfait. Mais elle s'appelle Hell, et le morceau de résistance final, emporté sur la 5e symphonie de Beethoven, tombe de ce fait étrangement à plat, au point que la beauté des danseurs touche infiniment moins que la moumoutte noire de Greco-Satan. Les effets d'humour tombent tout aussi à plat, parce qu'on sent que les deux chorégraphes n'y sont pas naturellement portés. Au fond, Greco fait un excellent Satan à tous points de vue, l'humour du diable n'étant pas fait pour nous faire rire.

Hell a été donné au Théâtre de la ville (et nullement créé, comme le Théâtre aime à le dire indûment, puisqu'il l'a été à Montpellier Danse en juin dernier) du 12 au 16 décembre 2006. Voir un trailer de Hell , un extrait vidéo et les photos de l'excellent Vincent Jeannot.
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24 novembre 2006 5 24 /11 /novembre /2006 10:47
Avant d'aller voir Snow White, j'avais révisé mon Blanche Neige, bétonné ma psychanalyse des contes. Peine perdue. C'est comme si Ann Liv Young avait tiré dessus avec deux doigts : pfa ! les morceaux du conte pulvérisés sont retombés par terre comme ils ont pu.

Ann Liv Young est résolument partie du Blanche Neige de Walt Disney. Certains accessoires, les masques et le costume de Blanche Neige, en sont des citations directes, quelques chansons aussi. Pour le reste, Ann Liv Young n'en a fait qu'à sa tête, et l'on a bien du mal à suivre sa version des faits. Heureusement, le Théâtre de la Bastille a eu la bonne idée de proposer à la sortie le conte réécrit par Ann Liv Young et les refrains des chansons qui scandent le spectacle.

Car Snow White est très proche d’une comédie musicale. Ann Liv Young aime à se trémousser sur des tubes simplets et jouer la star du rock, et n'en fait pas secret. Elle le fait d’ailleurs plutôt bien. Elle est américaine et ne renie ni Disney, ni Whitney Houston, ni Tina Turner. C'est ce qui séduit en elle : son regard de sphynx au sourire finement carnassier nous prévient que, malgré ses vingt-cinq printemps, elle sait mener son monde, et qu'elle est encore loin d'avoir dit son dernier mot. Il faut la voir mener sa petite armée comme un capitaine. Son travail reste pour moi encore énigmatique, mais prometteur. Il y a des refus chez elle : refus de la dénonciation facile, celle de la société de consommation ou de la misère du monde qu'on nous assène trop souvent ; refus de l'intellectualisme forcené ; refus de l'illusion théâtrale, et en ce sens elle est l'opposé exact d’un Romeo Castellucci. Ses spectacles ne sont pas dénués d'esthétique (Ann Liv Young a un sens certain des costumes), mais ils revendiquent une esthétique brute.

On retrouve dans Snow White les ingrédients habituels d'Ann Liv Young : les interprètes féminines mènent la danse ; cette fois il n'y a pas seulement un homme. Le Prince est joué par une femme. Ann Liv Young ne veut inventer ni pas de danse ni musique, elle procède par collages : collage de danses extraites des boîtes de nuit, collage de chansons populaires qui, plus encore que dans ses précédentes pièces, font l'essentiel de la performance, et donc délivrent l'essentiel du discours. Fait nouveau ici, deux assistantes habillées en noir et gants blancs, comme sorties d'Orange mécanique, rangent les accessoires, déroulent les tapis, servent aussi de récitant-mime. Pour la première fois aussi, Ann Liv Young se confronte à une histoire. Blanche Neige est un thème récurrent de l’art contemporain, une sorte d’archétype de la misogynie ancienne doublé, sous sa forme disneyenne, d’un archétype de la culture kitsch de masse (exemples les plus récents : Le Cas Blanche Neige de Howard Barker, les performances de Catherine Baÿ, dont on peut voir des extraits sur son site Blanche-neige.fr).

Parce qu'Ann Liv Young et ses fidèles acolytes dansent par instants nues sur des danses populaires, certains (trop) crient au haro. Pourtant, avec leurs bleus aux pattes, leus poils sous les bras, leurs chairs généreuses, ces corps naturels, simplement sexués et vivants, sont prodigieusement beaux. Ils n'exaltent ni effort, ni souffrance, ne vendent ni anorexie, ni rouge à lèvres ; et cela, visiblement, dérange.

Quelle est la morale de Snow White ? Le conte original illustre les ravages de la relation oedipienne mère-fille (selon l'interprétation généralement admise, la mère est remplacée par la belle-mère afin de ne pas troubler les jeunes auditeurs). Il a été conçu dans une société profondément misogyne, et se trouve de ce fait naturellement misogyne. La seule qualité de Blanche Neige réside dans sa beauté ; le Prince n'est séduit que par sa beauté : dans la version traditionnelle du conte, celui-ci ne rencontre Blanche Neige que lorsqu'elle est endormie dans son cercueil, bien empêchée de faire montre de capacités intellectuelles ; Disney a gommé ce trait, peut-être pour cette raison, en plaçant leur rencontre avant la pomme fatale. Comme toutes les jeunes filles, Blanche Neige cède à des tentations futiles. Comme toutes les femmes, elle ne saurait se défendre d'elle-même ni d'autrui sans être soumise à l'autorité des hommes, les sept nains puis le prince.

Chez Ann Liv Young, les sept nains disparaissent ou ne semblent subsister qu'à l'état de traces, sur le plateau, métamorphosés en miniatures : chevaux en plastique, château en bois, piano et carillon jouets. Sa vision du conte est en quelque sorte égalitaire. Pas de gagnant ni de perdant ; la reine ne réussit pas à empoisonner Blanche Neige, et par conséquent, le Prince n'a pas le mérite de l'avoir réveillée. Ajoutez à cela un plaidoyer inattendu pour la belle-mère, qui en fin de compte a la malchance d'avoir reçu le mauvais rôle, et Blanche Neige le sait. Entretemps, le Prince et Blanche Neige ont fait l'amour ; Blanche Neige regrette que sa belle-mère soit si méchante, mais c'est sa belle-mère, et elle l'aime malgré tout. Tout se passe comme si Ann Liv Young proposait une version plus vraisemblable du conte : dans la réalité, sauf à vouloir finir en prison, on se supporte, voilà tout. Terne morale, mais morale réaliste. Voilà du moins ce que l'on conclut du texte remis à la sortie du spectacle, car la pièce ne le rend pas aisément lisible, et c'est mon principal regret. Pour le reste, on ne peut que se réjouir de voir une nouvelle génération américaine émerger enfin, capable de tisser des liens avec la danse contemporaine européenne.

Snow White est créé au Théâtre de la Bastille du 20 au 25 novembre. Vous pouvez acheter les DVD des précédentes pièces d’Ann Liv Young et soutenir ainsi son travail.
Voir des photos du spectacle par Cit'Images et par l'agence Enguerand.
Ecouter l'interview d'Ann Liv Young sur France Culture le 25 novembre.
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28 octobre 2006 6 28 /10 /octobre /2006 18:54
Les "Danseuses" de la villa dei Papiri, à Herculanum
(Naples, museo
archeologico
nazionale)

Quand le spectateur pénètre dans la salle, les cinq danseuses indiennes, dont la chorégraphe, s'affairent déjà. Elles tournent le dos au public, comme si elles faisaient des exercices à la barre. Dos tourné aussi à la danse indienne. Calmement, de pose en pose, ces figures sans visage déclinent sous nos yeux tout le vocabulaire de la chorégraphe, dont les références indiennes auraient presque disparu, n'étaient ces appuis fermes au sol, et ces talons qui parfois le frappent. Puis le spectacle commence réellement, de la plus extrême austérité. Lenteur des mouvements, musique et danse abstraites, visages fermés. Le sommeil me gagne... Et puis miracle, passé l'engourdissement, je me retrouve soudain parfaitement éveillé, calme, indifférent à chercher un sens ou un intérêt à ce que je vois. Le charme opère. Ces cinq danseuses à peau de cuivre me rappellent les cinq "Danseuses" (1) à peau de bronze d'Herculanum ; le ryhtme et la forme de leurs farandoles statiques, soudain vivement éclairées, les vases grecs à fond noir. Je me plais à imaginer que, sans le chercher le moins du monde, Padmini Chettur ait renoué avec un très vieux passé de l'Inde.

Paperdoll a été donné aux Abbesses du 24 au 27 octobre 2006.
Quelques photos par Dieter Hartwig ici et par Vincent Jeannot , et un extrait vidéo sur Impulstanz.

(1) Des guillemets s'imposent, car cette interprétation de ce groupe n'est plus admise aujourd'hui. Dommage ! Les Danseuses de la villa dei Papiri ne seraient que des porteuses d'eau, voire les Danaïdes en personne.
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19 octobre 2006 4 19 /10 /octobre /2006 22:10
Célébrée par certains comme un pur chef-d'oeuvre, la Sinfonia eroica de Michèle-Anne de Mey fut créée en 1990 et vient d'être "re-créée" au Théâtre de la ville. N'ayant que quelques années d'expérience de spectateur et ne l'ayant pas vue l'année de sa création, mon analyse est embarrassée, dans la mesure où j'ignore les modifications que Michèle-Anne de Mey lui a apportées dans le cadre de sa "re-création".
Autant le dire tout de suite : Sinfonia eroica m'a grandement déçu. Où trouver de l'héroïsme dans cette enfilade de gamineries d'adolescents sans cervelle ? Je l'ai désespérément cherché. Si héroïsme il y a, c'est (je suis méchant) dans le courage de la chorégraphe à se mesurer à ce monstre d'énergie passionnée qu'est la Sinfonia eroica de Beethoven. Rappelons que Beethoven la composa entre 32 et 34 ans, et qu'il pensait la dédier à Napoléon, avant de se rendre compte que le premier empereur des Français n'était pas le héros qu'il voulait célébrer. La chorégraphie de Michèle-Anne de Mey, elle, flirte plutôt avec la pastorale rococo. Le décalage entre les deux est grand, et me déconcerte.
Quelques détails, qui semblent tout droit sortis des pires conventions de l'opéra romantique, m'agacent au plus haut point. Les danseurs font semblant de discuter, à la manière des figurants d'opéra. Les filles rient bêtement aux minauderies des garçons, et ces derniers sont évidemment tous entreprenants et séducteurs. Quelle pauvreté, quelle mièvrerie !
A cela s'ajoute, comme pour faire bonne mesure, la panoplie des gimmicks éculés de la danse contemporaine : l'intrus incongru - ici une tyrolienne ; les coulisses sur scène - les danseurs se changent en partie sur le plateau, boivent en public leur bouteille de Contrex ou d'Evian, coupent et remettent la musique eux-mêmes ; les apartés prétendument comiques et décalés (partie de tennis avec une pelle à poussière - il y a pourtant des gens que cela fait rire), mais à coup sûr gratuits ; on coupe le sifflet à Beethoven pour imposer au spectateur un lourd silence - voilà la touche radicale du contemporain ; et puis trois mesures de Jimi Hendrix - pourquoi pas ? Et, pour finir, un assortiment de seaux à la Pina Bausch. Sans doute, dans tout ces poncifs inutiles, y avait-il de la nouveauté en 1990... Michèle-Anne de Mey aurait été bien inspirée de s'en débarrasser.
A ce point d'irritation, plus rien ne trouvait grâce à mes yeux, et j'ai trouvé encore que les neuf danseurs, tous très jeunes, manquaient parfois de synchronisation, mais surtout, c'est un comble, d'énergie.
De la difficulté de se confronter à un monstre sacré...

Un avis contraire sur Mouvement, qui me laisse pantois.

La Sinfonia eroica de Michèle-Anne de Mey a été donnée au Théâtre de la ville du 11 au 14 octobre 2006.
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14 juin 2006 3 14 /06 /juin /2006 10:00

Les reprises en danse contemporaine ne sont pas si fréquentes, même si le Théâtre de la ville en prévoit beaucoup pour la saison prochaine.
Celle-ci me replonge l'année de mes dix-huit ans. La pièce fut créée à Grenoble en 1988. Je n'habitais pas loin de là à l'époque, mais j'ignorais tout de la danse contemporaine. Mais je sens dans le docteur Labus une familiarité d'époque : non seulement l'on a gardé les costumes de la création, mais aussi, semble-t-il, les maquillages appuyés et les crinières blondes qu'on affectionnait dans ces années-là, et encore cette sorte de vigueur naïve et enjouée, enfant, que l'on n'a pas revue depuis. Pièce subtilement datée, donc, mais que son propos rend intemporelle : oublions le docteur Labus, retenons les corps à corps amoureux de ces quatre couples qui paraissent et disparaissent de scène comme des larves blanches. Ils sont de la trempe des amants mythiques : leur amour ne s'abîme pas dans le quotidien, mais dans le tréfonds des temps ; amour vieux comme la vie, comme la poule et l'oeuf, amour combat, amour défaite, amour grande et petite mort.
On s'abandonne volontiers à ces affrontements brûlants et sublimés, emporté par le pathos appuyé des violons synthétiques et par la vigueur des danseurs du ballet de Lorraine, excellents, dont le plaisir de jouer transparaît à chaque instant.
Et l'on est fasciné de voir qu'il n'y a pas vingt ans, la danse contemporaine osait encore l'émotion, le conte, faisant du mythe son réalisme ; et avec quelle justesse Gallotta mêlait sans façon des traces de ballet classique (la théâtralité, les portés, quelques pointes sans y penser ; tout est écrit, tout est suggéré) à l'animalité sauvage, urgente du contemporain. Les amateurs de l'un et de l'autre y retrouvent leur compte.
Une pièce de répertoire qu'on rejouera encore souvent.

Docteur Labus est recréé au Théâtre de la ville du 6 au 17 juin 2006.
Des photos du docteur Labus cru 2006, par Agathe Poupeney, sont à voir sur Cit'en scène.

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24 mai 2006 3 24 /05 /mai /2006 12:57

 

 

Un squelette d'appartement. Des fantômes de bruits, brouillés brouhahas du dehors et du dedans, des veines de gaz et d'eau. Une femme à terre, peut-être morte, les yeux ouverts. Elle revient d'une soirée.
Par le rituel du bain, elle se glisse dans sa baignoire comme par une porte donnant sur sa véritable humanité, celle qui pense avec son corps d'animal. Débarrassé des conventions sociales, ce corps jauge cette porte, explore un monde de formes et de mouvements secrets. Coquille ou échassier à quatre pieds, pêchant entre ses jambes, il développe sa logique intime, étrange et presque effrayante. Mais quelle douce frayeur, comparée au chaos du monde ! Sur le devant de la scène repose un rasoir rouge sang qui ne servira pas.

 

Merci à Raphaël Pierre pour cette belle photo, ses 23 soeurs se trouvent ici .
En contrepoint de
Jours blancs, (re)voir un extrait d' Im Bade Wannen, dansé par Susanne Linke sur la musique de Satie.

Jours blancs, de Saskia Hölbling, a été créé dans le cadre des Rencontres chorégraphiques de seine-Saint-Denis du 19 au 21 mai 2006.

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7 mai 2006 7 07 /05 /mai /2006 10:48

L'espace restreint à une boîte ouverte (comme dans la dernière pièce de Lloyd Newson), taillé à la mesure des trois danseurs, annonce le déséquilibre qui meut toute la pièce : sol et mur droit blancs, fond et mur gauche noirs, formant deux figures encastrées, sortes de ying et de yang toujours asymétriques, quel que soit l'angle de vue.
Bascule : sans jamais se toucher, guidé par un beat hypnotique, un trio (un homme et deux femmes) structuré en une paire dont les mouvements sont identiques, équivalents ou synchrones, et un électron dont les mouvements sont asynchrones ou contraires ; quand les uns font face, le troisième tourne le dos. Constamment, un des éléments de la paire la quitte et se retourne pour former une nouvelle paire avec le danseur isolé. Ainsi la paire se décompose et recompose à l'infini.
Bascule : bascule du regard, de la tête, des épaules, des hanches, du bassin, des jambes, des fesses ; pivot ou va-et-vient du corps tout entier, dressé ou à quatre pattes ; gonflement-creusement du ventre, ouverture-fermeture des mains, de la bouche, des yeux, des bras, des cuisses ; de dos, de face, de côté ou de trois-quarts.
C'est une belle pièce de danse "pure", bienvenue en ces temps où les chorégraphes délaissent souvent trop la recherche sur le mouvement pour la performance, le théâtre, les "idées". Chorégraphie un peu sèche cependant, trop contrainte, trop enfermée dans sa propre logique ; heureusement égayée, toutefois, par quelques notes ludiques : emportés par cette mécanique étrange, les visages ont des expressions qui jettent une lueur comique sur le sérieux apparent ; dans ce dépouillement à la Forsythe, les vieux collants tristes ont laissé place à la peau nue, simplement vêtue de peinture ; couleur qui cache ou révèle, fonce ou s'efface selon la dominante de l'éclairage.
Une danse prometteuse, donc. Je retournerai voir David Wampach.

Bascule, pièce pour trois danseurs donnée dans le cadre des Rencontres chorégraphiques de Seine-Saint-Denis les 6 et 7 mai (extrait vidéo ici).

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5 avril 2006 3 05 /04 /avril /2006 14:05

Emergée du noir complet la machine, mante métallique, apparaît en premier, inquiétante tant qu'on ignore ce dont elle est capable (je me trouvais juste sur la trajectoire de son grand bras). Cette pièce n'est pas un trio, mais un quatuor. Passé le temps de l'apprivoisement, la machine se montre en vérité très douce. C'est elle qui tire Boris Charmatz et Julia Cima sur le plateau. Voilà une nouvelle façon de résoudre le vieux problème de l'entrée en scène, en plaidant l'innocence : nous n'y sommes pour rien, nous étions endormis, on nous a traînés jusque-là. La machine très douce, donc, élève et abaisse ces corps sans éveil, sans heurt. Ils s'éveilleront d'eux-mêmes.
Machine inquiétante malgré tout qui, confrontée au chaos (ici un fil tenu par des agrafes), dévie de sa perfection originelle et répond au chaos par le chaos. Sa vitesse inhumaine accroît la frayeur. De même la nature qui produit des formes parfaites en engendrant parfois des monstres : en somme, des Charmatz et parfois des Raimund Hoghe, ici mis en lumière par une lueur froide.
Mais à ce point on oublie la machine. Tandis que Julia Cima se laisse bercer par un tapis sans fin qui la fait rouler sur elle-même,  l'on passe à autre chose.
Surgi d'on ne sait où, Hoghe s'est couché dans la posture du cadavre prêt à disséquer. Charmatz le dissèque à peau nue, une sorte de dissection animale et primitive. Leurs chairs sont livides, on les imagine moites et froides dans cette pièce toute monochrome, blanche et noire. De dos, quand il se couche sur le flanc droit, Hoghe paraît avoir une hanche de femme.
Ce sont le père et le fils qui se mesurent et se jaugent. Hoghe en petit Napoléon invective et s'asseoit sur le fils.
On ne sait finalement qui commande à l'autre, mais on se doute bien que le fils, un jour, par l'effet du temps et de la nature, prendra le dessus. D'ailleurs le père ne paraît déjà plus qu'un pantin grêle, grimaçant mais pré-cadavre, ombre ; n'est-ce pas le fils déjà, qui tire ses ficelles ?
Michael Jackson chante Billie Jean a cappella : "... dance on the floor, in the round". Jackson ne reconnaît pas le fils que cette Billie Jean prétend avoir eu de lui ; il se souvient des conseils de sa mère et de son entourage : il ne faut pas briser le coeur des jeunes filles, il faut faire attention à ce qu'on fait, bien choisir ceux qu'on choisit d'aimer.
Dès lors, Raimund Hoghe prend tout à fait le contrôle des opérations. Il phagocyte la pièce et ses deux partenaires, réduits à l'état de décor ou de faire-valoir. Hoghe frappe les planches de ses pieds sonores comme des sabots. Son regard intense mais impassible, renfrogné, ne fixe que lui-même ; les deux autres disparaissent. Il clôt la pièce.


Régi, pièce pas spécialement agréable mais d'une certaine force. La présence de Hoghe crée un fort déséquilibre, peut-être regrettable ; Julia Cima, notamment, est réduite à la portion congrue, ne paraissant là que pour marquer le temps ou les trois dimensions de l'espace. La place de la machine est ambiguë. Essentielle au début, elle paraît tout à fait inutile ensuite. Son statut a quelque chose de faux : machine sans doute, mais demi-machine, la plupart de ses gestes étant pilotés par un homme invisible. On regrette aussi la devinette imposée par la chanson de Michael Jackson. Que vient-elle faire là ? Mystère complet. Peut-être fait-elle vaguement écho au duo père-fils de Charmatz et Hoghe ; peut-être. Mystère égal au titre de la pièce, Régi. On suppose qu'il s'agit du verbe régir. Et alors ? Qu'est-ce qui est régi ? Peut-être le danseur tracté par la machine, ou le fils par le père ? Et après ? Il n'y a pas de quoi faire tant de secrets. Un peu plus de lisibilité et d'intelligibilité ne nuiraient pas à cette pièce.
Les chorégraphes contemporains affectionnent décidément trop les propos obscurs. Est-ce par choix, ou par impuissance ?

Boris Charmatz, Régi, au théâtre de la Bastille du 29 mars au 8 avril.

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3 mars 2006 5 03 /03 /mars /2006 21:14

 Il faut d'abord remarquer la stratégie particulière de la compagnie de Marie Chouinard vis à vis des médias. Marie Chouinard contrôle entièrement son image : aucune image de son spectacle n'a filtré, en dehors d'une poignée de photographies officielles autorisées. Sur le site de la compagnie, l'exercice est poussé plus loin encore. A l'heure où les compagnies multiplient les reportages photographiques et les extraits vidéo, la compagnie Marie Chouinard ne présente que deux photographies, qui plus est en noir et blanc (alors qu'elles sont diffusées en couleurs au dehors). Le style et le traitement de ces photographies rappellent furieusement les livrets accompagnant les appareils photographiques des années 1960-1970, mettant en exergue le métal et le cuir des boîtiers. Un hasard sans doute... Ce mode de diffusion très restrictif, outre qu'il accroît la curiosité pour une pièce déjà saluée comme une des plus importantes de la saison 2005-2006, concentre le message de la pièce : une danseuse classique en body, harnachée de béquilles. Contre la profusion des images, la compagnie joue la carte de l'icône destinée à marquer les esprits. Et cela marche... 
 Mais venons-en à bODY_rEMIX. Que se passerait-il si, au beau milieu d'un ballet classique parfaitement mené, la musique venait à se dérégler ; si, à l'instar de ces Variations Goldberg de Gould remixées par Louis Dufort, les notes venaient soudain à se suspendre, à s'étirer à l'infini ? Alors, sans doute, se déliterait la belle mécanique, laissant voir, comme dans un état quantique, l'ubiquité de la danse classique, ses états parallèles et cachés, laissant exploser tout ce que la danse classique s'est evertuée de contenir. 
 Dans bODY_rEMIX, Marie Chouinard remixe le ballet classique, dans une esthétique qui n’est pas sans rappeler Jean-Paul Goude ou Philippe Decouflé, par son goût du déguisement, des prothèses et des suspensions. La chorégraphe aurait pu régler ses comptes à ce milieu qui l'a rejetée, tourner en ridicule une esthétique qui tourne depuis longtemps à vide, quand elle n'a pas sombré tout à fait dans le kitsch et l'absurde. Mais Marie Chouinard est plus fine. Mixer n'est pas détruire. bODY_rEMIX est une lecture critique de la danse classique. 
 Tout commence par un pied nu caressant un pied gainé d'un chausson de danse. Fétichisme contre fétichisme, la danse moderne se frotte sans gêne aucune à la danse classique. 
 La danse, c'est le corps qui jouit et se délie. Liberté inconcevable pour le xixe siècle. Le grand siècle de la morale et de l’industrie a perfectionné le ballet jusqu’à rendre le corps décent, mécanique et invisible. Avec lui, le corps dansant est devenu un pantin corseté, bâillonné, déformé, condamné à la souffrance, à la hiérarchie et à la compétition. Mais la danse classique n’a pu tout à fait le réprimer ; sa vigueur orgiaque s’est réfugiée dans le fétichisme. Enfermé lui-même dans un sentiment contradictoire d’attraction et de répulsion vis-à-vis du corps, le xixe siècle fut aussi le grand siècle du fétichisme. S’il prétendait cacher le corps sain, il aimait exposer les corps étranges, les corps déformés, mutilés, jumeaux, siamois, culs de jatte, et perfectionna les corps mécaniques, d’extension et de susbstitution, corsets, harnais, prothèses, marionnettes...
 Dans bODY_rEMIX, Marie Chouinard laisse voir et entendre tout cela tout en faisant son tri. Elle donne sa pleine revanche au corps nu, qui domine toute la pièce : les corps s'ouvrent, les voix se pâment, les chairs (poitrines, fesses) exultent et rient. Mais les sexes restent cachés, car Marie Chouinard retient plusieurs éléments de la danse classique, dont le principal est le fétichisme du harnachement et du corps voilé, qui exacerbe le désir plutôt que de le satisfaire. A quoi s'ajoutent notamment la position subalterne des hommes, dont les interventions sont tour à tour incongrues, ridicules, inopportunes, ravalées au rôle de porteurs, pousseurs, et accessoirement de symbole phallique ; et, pour finir, l'incontournable exaltation du corps de la femme.

bODY_rEMIX a été donné du 28 février au 4 mars au Théâtre de la Ville. 

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26 février 2006 7 26 /02 /février /2006 21:19

Le pain et les morts, qui ouvrent et ferment la dernière pièce d'Alain Platel, sont deux objets que nous avons appris depuis longtemps à regarder sans curiosité. Il est entendu que le pain se coupe ou se rompt, se mange et rien de plus ; qu'un mort se lave, s'habille, se masque d'un faux air apaisé, avant d'être promptement retiré de notre vue. Les fous n'ont pas nos incuriosités. Pour eux, un pain se gratte, se perce, se lèche, se déchire à pleines dents ; un cadavre s'ausculte, se pèse, se berce, se traîne.
Comme le pain et les morts, nous avons appris à ne pas regarder les fous, mais à les confiner dans un univers morne, ouateux comme le décor de Vsprs : une grande grotte à concrétions baroques, non pas faites de ciment et de coquilles, mais d'habits blancs accumulés. Pourtant, nous rappelle Alain Platel qui a bien voulu les regarder, leurs yeux ouverts sur ce que nous avons appris à ne plus voir leur confère tant de grâce, tant de gestes magnifiques à nous interdits ; et ces êtres fragiles sans doute, traversés de convulsions et de tremblotements, et que nous jugeons déshérités, sont habités des mêmes passions que nous. Ils rient, ils pleurent, ils dansent, trépignent, connaissent la joie et la fraternité ; ils sont aussi chargés de tous les trésors que nous avons abandonnés, savent des passages secrets entre réel et rêve, enfance et sagesse que nous croyons avoir murés. Usage et raison mêlés n'ont jamais fait de nous que des moitiés d'hommes...
Les fous aussi sont enfants de la Vierge. La Vierge accueille l'innocence de ces merveilleux transis, calme  de sa voix douce ces nouveaux-nés sans défense. La Vierge de Vsprs dans son jupon marial chante, et se chante par des Vêpres de Monteverdi charnelles, mâtinées de la musique des parias, jazz et musique tzigane.
Une fois de plus, les Ballets C. de la B. touchent par leur justesse, la lisibilité du propos et la qualité de l'interprétation, et Alain Platel paraît insensiblement lorgner, comme beaucoup de chorégraphes belges aujourd'hui, sur l'âge d'or des Flandres (joli clin d'oeil ici à l'oeuf-monstre de Jérôme Bosch, aussi dérisoire qu'inquiétant, remarquablement servi par une jeune danseuse contorsionniste).

Vsprs a été donné au Théâtre de la Ville du 16 au 25 février 2006.

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Festivals & cies

Quelques festivals...


Hiver


Artdanthé (Vanves, entre novembre et mars)
Faits d'Hiver (Île-de-France, janvier)
Tanztage Berlin (janvier)
SzólóDuó Tánc Nemzetközi Fesztivál (Budapest)
Escena contemporanea (Madrid, janvier-février)
Vivat la danse ! (Armentières, février)
Tanzplattform (février, Allemagne)  
DañsFabrik (Brest, février-mars)
Les Hivernales d'Avignon (Avignon, février-mars)
Tanz Bremen (Brème, mars)
Les Repérages (Lille, mars)
Biennale nationale de danse du Val-de-Marne (mars-avril)

Printemps


Biennale de danse de Charleroi (mars-mai)
Freedance
(Dniepropetrovsk, Ukraine, avril)
Brasil Move Berlim (Berlin, avril)

Springdance (Utrecht, avril)
La danse de tous les sens (Falaise, mai)

Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis (Île-de-France, mai-juin)

Festival TransAmériques (Montréal, mai-juin)
Tanec Praha
(Prague, juin)
Dance Week Festival (Zagreb, juin)
Uzès Danse
(Uzès, juin)
Latitudes contemporaines (Lille, juin)
Alkantara festival (juin)
Zawirowania (Varsovie, juin)

Eté


Festival de Marseille (juin-juillet)

Montpellier danse (Montpellier, juin-juillet)
Festival d'Avignon (Avignon, juillet)
L'Eté des Hivernales (Avignon, juillet)
ImPulsTanz (Vienne, juillet-août)
Paris quartier d'été (Paris, juillet-août)
Internationale Tanzmesse nrw (Düsseldorf, août)
Tanz im August (Berlin, août-septembre)

Automne


Biennale de la danse (Lyon, septembre)

Le Temps d'aimer (Biarritz, septembre)
Plastique Danse Flore (Versailles, septembre)
Dansem (Marseille, septembre-octobre)
Sidance (Séoul, septembre-octobre)
iDans (Istanbul, septembre-octobre)

Ciało/Umysł (Varsovie, septembre-octobre)
Festival d'Automne (Paris, septembre-décembre)
Les Eclats chorégraphiques (Poitou-Charentes, octobre)
Tanzhautnah (Cologne, octobre)
123Tanz (Hall, Autriche, octobre)
Tanztendenzen (Greifswald, octobre)
Bøf (Budapest, octobre)
Panorama de dança (Rio de Janeiro, octobre-novembre)
Dance (Munich, octobre-novembre)
Fest mit Pina (Allemagne, novembre)
Euro Scene Leipzig (novembre)
Les Inaccoutumés (Paris, novembre-décembre)
Decemberdance (Bruges, décembre)

Dates variables


DatanzDa (Zürich)
Les Grandes traversées (Bordeaux)
Ikonoclaste (Wuppertal)
Junge hunde (Kanonhallen, Danemark)



... & compagnies


cie l'Abrupt (Alban Richard) VID
Absolutamente (Jesus Sevari)
AIME (Julie Nioche)
Aitana Cordero VID
Alias (Guilherme Botelho)
Ann Liv Young DVD
Anna Halprin
Ann van den Broek VID
cie Ariadone (Carlotta Ikeda) VID
Arthur Kuggeleyn + Co.
As Palavras (Claudio Bernardo) VID
Association Achles (David Wampach) VID
Association Edna
(Boris Charmatz)
cie Caterina Sagna VID
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Corps indice (Isabelle Choinière) VID
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Deja donne
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Digital Video Dance Art (Iker Gómez) VID
Dorky Park (Constanza Macras) VID
Editta Braun Company VID
Erna Omarsdottir VID
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Les Gens d'Uterpan (Annie Vigier/Franck Apertet)
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cie Greffe (Cindy van Acker)
Groupe Noces (Florence Bernad) VID
Hors Commerce (Hélène Cathala) VID
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cie Jocelyne Danchik VID
cie Jours tranquilles (Fabrice Gorgerat)
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Katharina Vogel VID
Kekäläinen & Company
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Kwaad bloed vzw
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La BaZooKa VID
La Ribot DVD
La Ventura et cie (Anna Ventura) VID
La Zampa (Magali Milian-Romuald Luydlin) VID -> photos
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Liquid Loft (Chris Haring) VID
Marcela Levi VID
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Márta Ladjánszki VID
Mette Ingvartsen VID
MHKArt (Meryt-Halda Khan) VID
Michèle Noiret VID
Mossoux-Bonté DVD VID
Niko Raes VID
Olga Pona VID
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Perrine Valli
Pé Vermeersch VID
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Quasi Stellar (Apostolia Papadamaki)
Re.al (João Fiadeiro) VID
Real dance Super Sentai (Ines Birkhan & Bertram Dhellemmes)
cie Rosalind Crisp
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Rosas (A. T. de Keersmaeker) DVD
RoseAnne Spradlin Dance
Sinequanon VID
Sol Picó
Superamas VID
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cie Toufik OI VID
Troubleyn
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Ultima vez (Wim Vandekeybus) DVD VID
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XLproduction (Maria Clara Villa-Lobos) VID
Yasmeen Godder VID
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