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Des liens vers des images, des photos, des photographies et des vidéos de danse contemporaine, ainsi que des critiques de spectacles - All the links to images, pictures, photos and videos of contemporary dance, as well as performances reviews.

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Nos Solitudes : Julie Nioche tire les ficelles

Julie Nioche, Nos Solitudes, 26 octobre 2010

 

Seule sur scène, juste précédée du guitariste Alexandre Meyer, Julie Nioche s’harnache de bracelets de cuir pour quitter le sol, comme Hermès et ses talonnières. Elle s’installe dans une installation de fils tendus de poids de Roberval (Haut + Court, Didier Alexandre, Gilles Fer). Du Stelarc soft ?


Regard blanc, un peu fermé. Impression d’un devoir à accomplir.

 

Pour le spectateur, le poids crée la sensation de légèreté, ou plus exactement l’illusion de légèreté, qu'elle marche sur les airs comme d’autres marchaient sur les eaux.
La lumière introduit une dramatisation.

 

Julie Nioche, Nos Solitudes, 26 octobre 2010

Au cirque, ce serait un exercice d’acrobatie assez passable. Mais il n’est pas question de prouesse.
Le mouvement naturel du corps est à planifier, à réapprendre, c’est une rééducation.


Il s’introduit dans un univers industriel : un pont de filins, suspendu, précisément ; une machinerie, un instrument de musique (le bruit des poulies, des poids qui frappent la scène. Aux cordes des poids répondent les cordes de la guitare) ; une machinerie céleste, dont aucun astre n’agit sans mouvoir tout le système.

 

Beaucoup de vide.

 

Julie Nioche, Nos Solitudes, 26 octobre 2010

 
Nos solitudes : Julie Nioche parle pour nous. Elle est toute petite sur le grand plateau de Pompidou, transformé en univers. Julie mioche se hisse dans un ersatz de nid, dans sa cabane, au milieu de semblants d’étoiles. Elle se retire dans le sommeil. C’est une forme de refermement sur soi. Je retrouve H2O-NaCl-CaCO3 (que je n’avais guère compris en 2005) : Julie Nioche aime la confrontation solitaire avec la matière, une matière singulière, à géométrie variable, transfigurée par le corps.

 

Julie Nioche, Nos Solitudes, 26 octobre 2010

 

C’est une expression de volonté. Franchement, elle tire les ficelles comme des tirants d’orgue, elle mène le jeu. Elle expérimente, pantin de soi-même.
 
♥♥♥♥♥ Nos Solitudes, de Julie Nioche, a été donné au centre Georges Pompidou du 27 au 29 octobre 2010.

 

Retrouvez ici Nos Solitudes en images

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C
Excellent! Continuez ainsi merci<br /> https://www.creationbienetre.com/
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J
<br /> <br /> Retouche-t-elle le sol avec ses poignets attachés, j'avoue ne pas me souvenir de ce détail. A ce moment-là j'étais occupé à changer d'ojectif pour donner des vues très générales de la scène...<br /> vers la fin, des lumières mettent en évidence le réseau de fils tendus au plafond, qui apparaissait plus désordonné qu'une toile d'araignée. A la toute fin, Julie se détache posément, comme elle<br /> s'était attachée au début. Lors de la générale, il y a eu un petit dysfonctionnement, les poids devant à un moment tous tomber dans un grand fracas, mais ils sont restés bloqués ;-). Pour moi,<br /> tout suggère un exercice de méditation, une parfaite maîtrise de soi, et non un être agi, ballotté par des forces extérieures. Pour le spectateur, la machine paraît totalement inerte, les poids<br /> ne montant et ne descendant que lorsque l'interprète tire sur les cordes. De ce fait, je n'ai pas ressenti non plus de menace de chute.<br /> <br /> <br /> <br />
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V
<br /> <br /> Cette experience semble etre une métaphore  de nos vécus actuels;Envie de légereté ,tout en étant plombé,alourdi par des caracteres exogènes.Ces fils nous y relient et comment s'en<br /> défaire?Couper les ficelles petit à petit pour éviter de tomber de trop haut?Ne pas trop se laisser manipuler?<br /> <br /> <br /> J'aimerai savoir si à la fin ,elle retouche le sol avec ses poignets attachés?Ou si elle se libère partiellement ou complètement?<br /> <br /> <br /> <br />
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G
<br /> <br /> Je regrette de ne pas avoir pu la voir. Etre en suspension, est ce aussi une manière de se transfigurer, de passer du monde du réel dans celui de la représentation, dans un bulle. On<br /> pourrait réver d'un festival d'artistes qui ne toucheraient pas terre: http://unsoirouunautre.hautetfort.com/archive/2010/04/17/du-goudron-et-des-plumes.html<br /> <br /> <br /> <br />
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