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Des liens vers des images, des photos, des photographies et des vidéos de danse contemporaine, ainsi que des critiques de spectacles - All the links to images, pictures, photos and videos of contemporary dance, as well as performances reviews.

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De la difficulté de chorégraphier un monstre sacré : la Sinfonia eroica de Michèle-Anne de Mey

Célébrée par certains comme un pur chef-d'oeuvre, la Sinfonia eroica de Michèle-Anne de Mey fut créée en 1990 et vient d'être "re-créée" au Théâtre de la ville. N'ayant que quelques années d'expérience de spectateur et ne l'ayant pas vue l'année de sa création, mon analyse est embarrassée, dans la mesure où j'ignore les modifications que Michèle-Anne de Mey lui a apportées dans le cadre de sa "re-création".
Autant le dire tout de suite : Sinfonia eroica m'a grandement déçu. Où trouver de l'héroïsme dans cette enfilade de gamineries d'adolescents sans cervelle ? Je l'ai désespérément cherché. Si héroïsme il y a, c'est (je suis méchant) dans le courage de la chorégraphe à se mesurer à ce monstre d'énergie passionnée qu'est la Sinfonia eroica de Beethoven. Rappelons que Beethoven la composa entre 32 et 34 ans, et qu'il pensait la dédier à Napoléon, avant de se rendre compte que le premier empereur des Français n'était pas le héros qu'il voulait célébrer. La chorégraphie de Michèle-Anne de Mey, elle, flirte plutôt avec la pastorale rococo. Le décalage entre les deux est grand, et me déconcerte.
Quelques détails, qui semblent tout droit sortis des pires conventions de l'opéra romantique, m'agacent au plus haut point. Les danseurs font semblant de discuter, à la manière des figurants d'opéra. Les filles rient bêtement aux minauderies des garçons, et ces derniers sont évidemment tous entreprenants et séducteurs. Quelle pauvreté, quelle mièvrerie !
A cela s'ajoute, comme pour faire bonne mesure, la panoplie des gimmicks éculés de la danse contemporaine : l'intrus incongru - ici une tyrolienne ; les coulisses sur scène - les danseurs se changent en partie sur le plateau, boivent en public leur bouteille de Contrex ou d'Evian, coupent et remettent la musique eux-mêmes ; les apartés prétendument comiques et décalés (partie de tennis avec une pelle à poussière - il y a pourtant des gens que cela fait rire), mais à coup sûr gratuits ; on coupe le sifflet à Beethoven pour imposer au spectateur un lourd silence - voilà la touche radicale du contemporain ; et puis trois mesures de Jimi Hendrix - pourquoi pas ? Et, pour finir, un assortiment de seaux à la Pina Bausch. Sans doute, dans tout ces poncifs inutiles, y avait-il de la nouveauté en 1990... Michèle-Anne de Mey aurait été bien inspirée de s'en débarrasser.
A ce point d'irritation, plus rien ne trouvait grâce à mes yeux, et j'ai trouvé encore que les neuf danseurs, tous très jeunes, manquaient parfois de synchronisation, mais surtout, c'est un comble, d'énergie.
De la difficulté de se confronter à un monstre sacré...

Un avis contraire sur Mouvement, qui me laisse pantois.

La Sinfonia eroica de Michèle-Anne de Mey a été donnée au Théâtre de la ville du 11 au 14 octobre 2006.
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G
Bonjour, j'ai decouvert Synfonia eroica hier soir 27 nov 2007 en representation sur Compiegne.<br /> Je ne partage pas votre avis sur la mievrerie, sans doute n'ai je pas autant d'experience de spectacles de danse contemporaine que vous, mais je n'ai pas de souvenir d'une telle energie, d'une telle joie de danser chez des danseurs.<br /> Ce spectacle m'a reellement emu.<br /> <br /> Cela dit je comprends que certains aspects de la mise en scene qui m'ont apparus comme source de jubilation car non exageremment marqués puissent sembler des artefacts. Moi, j'ai "marché". Le gadget de la tyrolienne m'a paru plus comme un structuration de la scene de par son oblique que comme un reel accessoire de danse, entre autre.<br /> Il y a des images magnifiques dans ce spectacle, le manque de synchronisme dont vous faites etat est visible, mais a mon sens probablement voulu, ultime finesse d'un vocabulaire chorégraphique épuré?<br /> <br /> mes enthousiasmes devant des psectacles, dansés ou autres, sont rares: je me fie ici à mon émotion ressentie, qui a été partagée par l'ensemble de la salle (bien que ce ne soit pas, je vous l'accorde, forcement un argument critique recevable)<br /> <br /> cordialement
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A
j'ai la profonde conviction que le terme "re-création" est utilisé par les gens qui refusent d'admettre qu'ils proposent des reprises... Sans doute que la version que nous avons vue cette années n'a de différent que dans le fait que les danseur étaient des interprètes et reproduisaient ce qui a été créé il y a quinze ans! J'ai globalement plus aimé que toi.. la gestuelle m'a rappelé le spectacle Phase qu'elle avait dansé avec Anne Teresa de Keersmaeker. Si globalement je ne suis pas tombé en adliration devant le spectacle, j'ai bien aimé certaines correspondance avec la musique, et j'ai envie de voir plus du travail de Michèle Anne de Mey.<br /> Mais, oui, ça a veilli. c'est sûr!
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