Sur Internet, l'été des festivals est une saison de grand vide. De ce point de vue, on peut saluer l'initiative de l'
agence Enguerand qui a suivi l'ensemble du festival d'Avignon, publiant chaque jour de nouveaux reportages sur les principaux spectacles du "In".
En attendant l'automne, j'ai mené une petite enquête du côté des courts-métrages. Ce n'est pas une grande surprise, le genre est bien représenté sur Internet, son format s'y prêtant particulièrement bien. Le site
Cinéastes.net fournit une excellente liste dans ce domaine, riche et mise à jour, qui nous conduit en dehors des chemins battus, sur les terres de l'image militante et expérimentale. Et la danse, dans tout cela ? Si certains lui reprochent d'avoir cette année phagocyté le festival d'Avignon, elle reste très discrète dans le domaine de la vidéo créative. En cherchant bien, cependant, et cela suppose de visionner les films, car il est souvent difficile autrement de savoir de quoi ils traitent, on trouve des courts qui flirtent avec la danse, la performance, le corps en mouvement.
Sur
Arts vidéo.org, on verra
Comment être persan (Marta Tcholska, bof),
Comment j'ai voulu mouler Mary (bof) ou comment
Vivre à trois (Guillaume Vellard), pratiquer la
Gymnastique facile (mieux mais avec un air de déjà vu) ou être un
homme-cheval (Nicolas Guillemin), vivre ce qui
Reste à vivre (Sébastien Loghman, bof) ;
Malléable (Sima Khatami) enfin, une authentique chorégraphie qui fleure bon le spectacle étudiant.
Chez
Les Films faits à la maison, production assez médiocre de la Parisienne d'images et de Canal+, j'ai trouvé à grand peine
Les doigts qui dansent, petite pochade de M. Dupont, Loïc Fréjaville.
Chez
Post Video Art, beaucoup de propositions liées à la danse :
Dance Installations d'Olga Mink découpe le corps dansant en de multiples bandes vidéo ;
Dois pés de Vitor Freire, "poème vidéo", suit deux jambes nues sur la côte de Halifax au Canada ;
Dancer d'Orrawadee Vilaitanarak et Jill Losquadro est le duo d'une danseuse avec elle-même ;
Physical Form de Vasco Diogo présente un homme au parcours de santé ; dans
December, Xavier Gomez filme la locomotion d'un enfant privé de jambes comme aux premiers temps du cinéma... Et pour la bonne bouche,
Let it go de Mayumi Kimura, qui dame le pion à
L'Histoire des larmes de Jan Fabre en 1 minute 30 ;-)